Nelly Zeidan.
Silence, on tourne...
Elle est habituée à surfer sur les vagues à Cocoa Beach, en Floride, la ville de King Kelly Slater et des mordus de surf. Mais à l'évidence, c'est le monde du cinéma qui a surfé sur la fibre nostalgique de Nelly Zeidan. Sollicitée par Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma, l'aquaplanchiste fait escale à Zaytounay Bay, non pour dégainer son shortboard, mais pour revêtir la casquette de scénographe et donner un joli coup de projecteur sur les affiches de la magnifique collection de Abboudi Abou Jaoudé. Deux cents pièces originales de films libanais, arabes et autres européens tournés au Liban illustrent le dynamisme et la richesse de l'industrie cinématographique dans les années 50-70. C'était l'époque où la publicité des films passait seulement par les affiches, libérant des bribes de rêves, des flots d'histoires aux couleurs toniques pour attirer les spectateurs. Quelques-unes sont des réelles œuvres d'art. Loin d'avoir vieilli, certaines (très sexy) ont même gagné en actualité ! Émerveillée, Nelly Zeidan a concocté pour l'occasion un show pop art lié à l'esprit de l'époque. Au menu : un délicieux melting-pot de musique arabe, une signalétique de néons colorés pour (re)découvrir les sublimes femmes d'autrefois : Sabah, Najah Salam, Samira Toufic, Nabiha Chaaraoui, Françoise d'Orléac, mais aussi les beaux gosses qu'étaient jadis Jean-Paul Belmondo, David Niven, Fahed Ballan et d'autres encore. Et afin de susciter l'envie de visionner des extraits de vieux films, Zeidan a même improvisé une salle de cinéma à l'ancienne avec rideaux rouges et balcon surplombant un parterre de sièges. Pour agrémenter la séance, les friandises, les barbes à papa, les cornets de cacahuète, le pop-corn aux parfums sucrés et les bouteilles de Miranda sont vendus à l'entrée de la salle par des ouvreuses en smoking noir et tarbouche rouge. Tout y est comme au bon vieux temps.
Illustrant le propos de cette expo, des photos, des dossiers de presse, des documents tapissent les murs en béton brut de la galerie offerte par le Yacht Club. L'événement organisé par la Fondation Liban Cinéma et soutenu par BankMed attire un monde fou. Parmi les flâneurs le jour de l'inauguration, les ministres Nabil de Freige et Rony Araiji, la coordinatrice spéciale de l'Onu pour le Liban, Singrid Kaag, l'ambassadeur de Belgique, Alex Lenaerts, Farouk Kamal, Diala Choucair, Abbas Ramadan, Randa Armanazi ainsi qu'un grand nombre de personnes du monde du cinéma et de la culture, dont le producteur Gabriel Chammoun, Gaby Sehnaoui, Claude Bitar, Ibrahim Samaha, le peintre Mahmoud Zibawi, l'actrice Marwa Khalil, l'écrivain Rachid el-Daïf, le critique Émile Chahine et les réalisateurs Bahij Hojeij, Simon el-Haber, Hady Zaccack et Jean-Claude Codsi. Présents également, Corinne Debbané, Jacquot Ayoub, Joseph et Nelly Chemaly, Fady et Gemma Hayek, Médéa Toubia, Antoine Cabbabe, Nayla Getchel.
À ne pas manquer... jusqu'au 22 décembre.
Anastasie n'aime pas les histoires de fou
L'Arménie à l'honneur chez l'ambassadeur de France Emmanuel Bonne qui a donné une réception pour décerner l'ordre des Arts et Lettres au maestro Harout Fazlian, directeur artistique et principal conducteur de l'Orchestre philharmonique du Liban. Et célébrer la sortie au Liban de Une histoire de fou, du producteur, réalisateur et scénariste français Robert Guédiguian. Prix René Clair décerné par l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre cinématographique, son nom figure dans des sélections officielles au Festival de Cannes (Les Neiges du Kilimandjaro, L'Armée du Crime, Marius et Jeannette, Marie-Jo et ses deux amours), au Festival international du film de Toronto, de Valladolid et de Berlin (Lady Jane et Le Promeneur du Champ-de-Mars). Guédiguian était accompagné de son épouse et actrice fétiche Ariane Ascaride, César de la meilleure actrice (Marius et Jeannette) et prix d'interprétation féminine au Festival international du film de Rome (Le voyage en Arménie). Se sont également joints à eux les acteurs Simon Abkarian et Grégoire Leprince-Ringuet qui semblaient furieux contre cette vieille Anastasie qui a tronqué une scène du film, avec ses grands ciseaux. Plus loin, les conversations entre le RP Paul Haydossian, l'ambassadeur d'Arménie Achod Kotcharian, Michel de Chadarevian, les députés Jean Oghassapian, Shant Chinchinian, les stars de la Future Television Zaven (Kouyoumdjian) et Paula Yacoubian étaient ponctuées de toasts joyeux. Présents aussi, Walid Moussallem, directeur du Conservatoire national, le général Ibrahim Nahas, le député Ali Osseirane, Jacques Ekmedji, Vicken Cherchian (membre de l'Union arménienne de France) et leurs épouses, les ambassadeurs de Colombie et de Roumanie, cela sans oublier Hagop et Annie Kassardjian qui dînaient il y a quelques jours avec le virtuose et maître de la gravure contemporaine, Bezdikian Assadour. Le peintre, de passage à Beyrouth, prépare une grande expo solo, prévue pour février, au musée Sursock.
ditavonbliss@hotmail.com
Elle est habituée à surfer sur les vagues à Cocoa Beach, en Floride, la ville de King Kelly Slater et des mordus de surf. Mais à l'évidence, c'est le monde du cinéma qui a surfé sur la fibre nostalgique de Nelly Zeidan. Sollicitée par Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma, l'aquaplanchiste fait escale à Zaytounay Bay, non pour dégainer son shortboard, mais pour revêtir la casquette de scénographe et donner un joli coup de projecteur sur les affiches de la magnifique collection de Abboudi Abou Jaoudé. Deux cents pièces originales de films libanais, arabes et autres européens tournés au Liban illustrent le dynamisme et la richesse de l'industrie cinématographique dans les années 50-70. C'était l'époque où la publicité des films passait seulement par les affiches, libérant...


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