Le patriarche s’entretenant avec l’ambassadeur américain. Photo Émile Eid
Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, prendra l'avion aujourd'hui pour Le Caire dans le cadre d'une visite pastorale au cours de laquelle il aura également des entretiens avec des responsables égyptiens.
Mgr Raï, qui doit inaugurer au Caire le nouveau bâtiment du patriarcat maronite, sera notamment reçu par le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Cette visite, explique-t-on dans son entourage, revêt un caractère strictement paroissial, similaire à celle qu'il avait effectuée dimanche à Lattaquié et à Tartous.
Dans ce contexte, le chef du bureau d'information de Bkerké a démenti les informations de presse selon lesquelles Mgr Raï aurait débattu avec les responsables syriens du dossier de la présidentielle. « Sa Béatitude n'a rencontré aucun responsable syrien et n'a pas parlé de politique durant sa visite qui était strictement paroissiale », a-t-il dit.
Hier, le chef de l'Église maronite a reçu à Bkerké l'ambassadeur des États-Unis, Richard Jones, avec qui il a passé en revue l'actualité locale, notamment le dossier de la présidentielle. Dans une déclaration à la presse à sa sortie de Bkerké, M. Jones a fait état d'une concordance de vues à propos de la nécessité d'élire sans tarder un président de la République et d'aplanir, a-t-il ajouté, les obstacles qui empêchent l'accession d'un nouveau chef de l'État à Baabda. Le diplomate US a insisté sur le fait que « le blocage ne sert personne, d'autant que la région traverse une période de fortes turbulences qui nécessite la présence au Liban d'un président capable d'œuvrer avec le gouvernement pour préserver la sécurité et la stabilité dont les Libanais ont besoin ».
M. Jones s'est félicité de l'état de la sécurité dans le pays, estimant qu'elle sera « meilleure à l'ombre d'une stabilité politique ».
Plus tard, Mgr Raï a reçu la visite de l'ambassadeur d'Égypte, Mohammad Badreddine Zayed, avec qui il a discuté des préparatifs de sa visite en Égypte. M. Zayed a lui aussi mis l'accent sur la nécessité de débloquer le dossier de la présidentielle, jugeant « inadmissible » la vacance qui se prolonge à la tête de l'État. La présidentielle était également au menu de la conversation que le patriarche maronite a eue plus tard avec le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan.


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La présidentielle au menu des entretiens de Raï à Bkerké AVEC COMME ENTREE LA SALADE SYRO/IRANO/AMRICANO/RUSSE
17 h 07, le 10 décembre 2015