Le Centre SKeyes pour la liberté de la presse et de la culture de la Fondation Samir Kassir a publié son rapport annuel hier, dans lequel il énumère les différentes violations commises à l'encontre de différents corps médiatiques libanais.
« Les atteintes dont ont été victimes les médias libanais durant le mois de novembre ont revêtu un caractère politique. Le fait le plus flagrant reste le licenciement du journaliste Joe Maalouf de son poste à Radio FM par le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Élias Bou Saab (proche du Courant patriotique libre), propriétaire de ladite station. La décision de M. Bou Saab a été prise suite à la diffusion par la LBCI d'une émission animée par M. Maalouf et dans laquelle la légalité de l'acquisition par le ministre des Affaires étrangères (et chef du CPL), Gebran Bassil, de plusieurs propriétés dans la région de Batroun a été mise en question », peut-on lire dans le rapport.
Figurent aussi dans le texte la plainte déposée par le Hezbollah contre une journaliste à la LBCI Dima Sadek devant le parquet de la Cour de cassation (plutôt que devant le tribunal des imprimés) et la censure par la Sûreté générale de la pièce de théâtre de Lucien Bou Rjeily, Le syndrome de Beyrouth.
La liste englobe aussi le piratage du site électronique de la chaîne du Futur par le groupe État islamique et l'interdiction à la journaliste Ghada Eid de diffuser un reportage mettant en exergue les pratiques suspectes d'une nutritionniste.
Liban - Médias
Le rapport mensuel de SKeyes épingle Bou Saab
OLJ / le 09 décembre 2015 à 00h00

