Une photo prise le 7 décembre montrant une roquette RPG tirée par l’armée irakienne dans la région de Ramadi. Ahmad al-Rubaye/AFP
Les forces irakiennes ont repris hier au groupe État islamique (EI) un quartier-clé de la ville de Ramadi, une avancée dans la difficile reconquête des vastes territoires tombés aux mains des jihadistes il y a plus d'un an.
Après de violents combats, les forces loyales au gouvernement de Bagdad ont réussi à s'emparer du secteur de Tamim, dans le sud-ouest de cette ville distante d'une centaine de kilomètres de Bagdad, ont annoncé des responsables à l'AFP.
Chef-lieu de la vaste province occidentale d'Anbar, Ramadi, une ville qui s'étend le long du fleuve Euphrate, dans une plaine fertile, avait été conquise en mai 2015 par les jihadistes de l'EI, une défaite cuisante pour l'armée irakienne.
« La libération de Tamim va beaucoup nous aider pour accélérer la reconquête de la totalité de la ville de Ramadi », a estimé le porte-parole du commandement des opérations conjointes, le général de brigade Yahya Rasoul. Il leur faudra pour cela traverser le bras de l'Euphrate qui sépare Tamin d'un autre quartier encore tenu par l'EI. Avant de continuer leur progression, les forces irakiennes travaillaient à désamorcer les engins explosifs disséminés par les combattants jihadistes dans le quartier de Tamim. Ces derniers ont pour stratégie de laisser de nombreux pièges afin de continuer à tuer des soldats et des civils même après leur départ.
Sur un autre plan, une polémique oppose depuis plusieurs jours le Premier ministre irakien Haïdar el-Abadi à Ankara au sujet de l'entrée de troupes turques en Irak.
Bagdad a exigé dimanche le départ de ces troupes, entrées illégalement selon lui, sinon Ankara ferait face « à toutes les options disponibles » y compris un recours au Conseil de sécurité de l'Onu. Mais des responsables turcs ont laissé entendre qu'ils n'étaient pas prêts à retirer ces troupes qui compteraient entre 150 et 300 hommes déployés près de Mossoul. La Turquie dispose par ailleurs, avec l'aval de Bagdad, de conseillers militaires en Irak pour former des volontaires sunnites désireux de reprendre Mossoul à l'EI.
(Source : AFP)

