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Moyen Orient et Monde - Attaque De San Bernardino

Obama promet à une Amérique inquiète de « traquer les terroristes »

L'assaillante aurait fréquenté une école coranique pakistanaise.

Hier, sur le lieu de recueillement, à San Bernardino. Joe Raedle/AFP

Le président américain Barack Obama a promis de « traquer les terroristes » où qu'ils soient et de vaincre le groupe État islamique (EI), tentant de rassurer des Américains qui s'inquiètent après l'attentat de San Bernardino et jugent sa réponse militaire à l'EI pas assez agressive.
« La menace du terrorisme est réelle, mais nous la vaincrons. Nous détruirons l'EI et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire », a lancé dimanche soir le président américain lors d'une allocution solennelle prononcée dans le Bureau ovale, pour la troisième fois seulement depuis son arrivée au pouvoir. Le président des États-Unis a appelé ses compatriotes à ne pas céder à la peur ou à la tentation de stigmatiser les musulmans. « L'EI ne parle pas au nom de l'islam, ce sont des voyous, des tueurs », a-t-il martelé, appelant à considérer les musulmans comme des alliés plutôt qu'à « les repousser à travers la suspicion ou la haine ». Pour autant, a-t-il souligné avec force, les musulmans doivent aussi assumer leurs responsabilités et lutter – sans chercher d'excuses – contre les « idéologies extrémistes » qui ont progressé au sein de certaines de leurs communautés. Sans annoncer d'inflexion dans sa stratégie de lutte contre l'EI, M. Obama a répété que les États-Unis ne se laisseraient pas entraîner dans une « longue et coûteuse » guerre au sol en Irak et en Syrie. « Nous ne réussirons pas si nous abandonnons nos valeurs ou si nous cédons à la peur », a-t-il martelé, appelant à faire preuve de détermination face à une « menace terroriste » qui « est entrée ces dernières années dans une nouvelle phase », avec des attaques de nature différente que celles du 11-Septembre.

École coranique
Évoquant l'enquête sur l'attentat de San Bernardino, M. Obama a souligné qu'il n'y avait à ce stade « aucune indication » que les tueurs aient été dirigés par un « groupe terroriste depuis l'étranger ». « Mais il est clair que ces deux personnes avaient suivi la voie délétère de la radicalisation », a-t-il ajouté. L'EI a salué les auteurs du massacre – Tashfeen Malik, pakistanaise 29 ans, et son époux Syed Farook, un Américain de 28 ans –, « soldats » de son califat autoproclamé, sans pour autant revendiquer leur action.
Les enquêteurs étudiaient la piste d'une radicalisation de Farook par son épouse, une thèse qui pourrait être confortée par le fait que Tashfeen Malik avait fréquenté l'une des écoles coraniques les plus connues du Pakistan pour les musulmanes cherchant à approfondir leur foi. Cette madrassa, l'institut al-Huda, n'a pas de lien connu avec des organisations extrémistes, mais a été critiquée pour avoir diffusé une idéologie proche de celle des talibans selon ses détracteurs. Le FBI a trouvé chez le couple « des signes de radicalisation » et une « inspiration potentielle par des organisations terroristes étrangères », mais rien n'indique qu'ils faisaient partie d'un réseau organisé ou d'une cellule.
Une nouvelle fois, mais sans réel espoir d'être entendu, le président démocrate a appelé le Congrès à légiférer pour renforcer le contrôle des armes individuelles. Ses adversaires républicains ont été prompts à dénoncer l'absence d'annonces nouvelles. « L'ennemi s'adapte, nous devons le faire aussi. C'est pourquoi ce que j'ai entendu ce soir était si décevant : pas de nouveau plan, juste une tentative peu convaincante de défendre un politique vouée à l'échec », a réagi Paul Ryan, président de la Chambre des représentants. « C'est tout ? » a ironisé le magnat de l'immobilier Donald Trump sur Twitter. « Il nous faut un nouveau président, et vite ! » a ajouté celui qui caracole en tête dans la course à l'investiture républicaine. « C'est la guerre de notre génération. Nous avons besoin d'un commandant en chef qui soit capable de mener notre pays à la victoire », a souligné de son côté Jeb Bush, l'un de ses rivaux.
(Source : AFP)

Le président américain Barack Obama a promis de « traquer les terroristes » où qu'ils soient et de vaincre le groupe État islamique (EI), tentant de rassurer des Américains qui s'inquiètent après l'attentat de San Bernardino et jugent sa réponse militaire à l'EI pas assez agressive.« La menace du terrorisme est réelle, mais nous la vaincrons. Nous détruirons l'EI et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire », a lancé dimanche soir le président américain lors d'une allocution solennelle prononcée dans le Bureau ovale, pour la troisième fois seulement depuis son arrivée au pouvoir. Le président des États-Unis a appelé ses compatriotes à ne pas céder à la peur ou à la tentation de stigmatiser les musulmans. « L'EI ne parle pas au nom de l'islam, ce sont des voyous, des tueurs », a-t-il...
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