L'ambassadeur de Belgique, Alex Lenaerts, a donné une réception à sa résidence de Baabda en l'honneur de la Fondation Boghossian. La soirée a rassemblé de nombreux diplomates, des artistes ainsi que des membres de la Fondation Boghossian, créée en 1992 et siégeant à la Villa Empain à Bruxelles.
« Nous avons besoin d'art et de culture, parce que ce sont des actes de résistance contre la barbarie et l'intolérance. Plus que jamais aujourd'hui, nous avons besoin de signaux positifs, d'un dialogue entre les cultures, entre l'Orient et l'Occident ; la famille Boghossian s'attèle à cette tâche », a déclaré M. Lenaerts dans une allocution.
« On n'est nulle part en sécurité aujourd'hui, mais on est peut-être plus en sécurité au Liban qu'ailleurs... Au Liban, on raisonne par le positif alors qu'en Occident on raisonne par la négative », a de son côté lancé Jean Boghossian, l'un des fondateurs de l'institution. « Au Liban, on est content de chaque jour qui passe malgré toutes les turbulences alors qu'en Occident, aujourd'hui, la peur de la guerre s'est installée, et ceci est un phénomène pire que la guerre », a-t-il dit. Soulignant l'importance de poursuivre une vie normale malgré les menaces terroristes, il a ajouté : « Il ne faut pas donner un faux message aux terroristes en arrêtant de vivre. Il ne faut pas leur faire croire qu'ils ont réussi à nous effrayer. » « La Fondation Boghossian continue dans l'action. Elle est destinée à rapprocher l'Orient et l'Occident à travers l'art et la culture », a-t-il encore dit.
La Fondation Boghossian sponsorise depuis cinq ans le « Prix de l'art au Liban ». En coopération avec la Fondation Gulbenkian, elle a construit l'école technique Mesrobian à Bourj Hammoud. Elle a également soutenu l'artisanat libanais. La fondation sponsorise également une vingtaine de projets en Arménie et en Syrie.
Jean Boghossian inaugurera aujourd'hui son exposition Tra Due Fuochi (entre deux feux) au Beirut Exhibition Center. L'exposition, qui est patronnée par l'ambassadeur de Belgique et qui a un curateur italien, Bruno Cora, est organisée en coopération avec la galerie Ajial. Elle se poursuivra jusqu'au 10 janvier.

