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Liban - Jihadistes

Le Hezbollah veut en finir avec le Front al-Nosra à Ersal

Pour Mohammad Fneich, « la présence du Front al-Nosra à Ersal est une honte ». Photo Ani

Plusieurs dirigeants du Hezbollah se sont exprimés au cours du week-end à différentes occasions pour commenter la menace jihadiste qui pèse, selon eux, sur le Liban ainsi que la présence d'islamistes sur les hauteurs de Ersal. Pas un mot, en revanche, sur la présidentielle ou sur le compromis autour d'une élection du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'État.
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a souligné, à Majdel Zouen, que « le terrorisme takfiriste est l'élève d'une vieille école se basant sur l'oppression, l'injustice et la tyrannie ». « Celui qui veut en finir avec ces groupements terroristes devrait les arracher à la racine. Si on n'intervient pas, leur danger se propagera dans le monde entier. Ces groupements se révoltent contre ceux qui à la base les ont aidés. Ils menacent les capitales des pays qui les ont soutenus », a-t-il poursuivi.
De son côté, le député Nawaf Moussaoui a appelé, depuis Bourj Chemali, à « libérer sans délai la localité de Ersal », refusant « toute tentative de blanchir les groupes terroristes et d'embellir leur image auprès des Libanais ». Il a rappelé que « ces groupes sont bien derrière l'exécution par balles et à l'arme blanche de plusieurs soldats détenus par l'État islamique et le Front al-Nosra ». « La loi libanaise dispose de toutes les données pour traduire ces terroristes en justice », a-t-il ajouté.
Le ministre d'État pour les Affaires du Parlement, Mohammad Fneich, a pour sa part estimé que « c'est une honte d'accepter la présence de groupes terroristes à Ersal et son jurd », mettant l'accent sur « l'équation armée-peuple-résistance », qui, a-t-il dit, fait désormais partie intégrante de la sécurité du Liban. « Cette équation a prouvé son efficacité face à l'ennemi israélien au Liban-Sud, et elle fait ses preuves actuellement dans la lutte contre les takfiristes et dans la protection du Liban. »
M. Fneich a souligné l'importance de « la souveraineté du Liban », martelant qu'il « est inadmissible de garder les takfiristes sur notre territoire ». Il a également critiqué « les médias qui tentent de donner une belle image au Front al-Nosra comme si l'échange entre les militaires libanais et les détenus islamistes dans les prisons libanaises était un cadeau que ce groupe a fait au Liban ». « Il ne faut pas oublier que ce groupe se présente comme le prolongement d'el-Qaëda à Bilad el-Cham », a-t-il encore dit.
Enfin, le vice-président du conseil exécutif du Hezbollah, Nabil Kaouk, a noté, depuis Meiss el-Jabal, que « le marché conclu pour la libération des militaires a mis en lumière la présence du Front al-Nosra à l'intérieur du territoire libanais. Cette libération ne devrait pas empêcher le Liban de prendre les mesures adéquates contre ces takfiristes ».

Plusieurs dirigeants du Hezbollah se sont exprimés au cours du week-end à différentes occasions pour commenter la menace jihadiste qui pèse, selon eux, sur le Liban ainsi que la présence d'islamistes sur les hauteurs de Ersal. Pas un mot, en revanche, sur la présidentielle ou sur le compromis autour d'une élection du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la tête de l'État.Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a souligné, à Majdel Zouen, que « le terrorisme takfiriste est l'élève d'une vieille école se basant sur l'oppression, l'injustice et la tyrannie ». « Celui qui veut en finir avec ces groupements terroristes devrait les arracher à la racine. Si on n'intervient pas, leur danger se propagera dans le monde entier. Ces groupements se révoltent contre ceux qui à la base les ont aidés. Ils...
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