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Moyen Orient et Monde - Syrie

32 jihadistes de l’EI tués par les frappes de la coalition à Raqqa

Assad critique les interventions aériennes, notamment celles de la Grande-Bretagne.

13 civils dont deux enfants ont été tués apparemment par des frappes russes sur la ville de Zamalka, à l’est de Damas. Amer Almohibany /AFP

Au moins 32 combattants du groupe État islamique (EI) ont été tués hier à Raqqa, fief des jihadistes dans le nord de la Syrie frappé de plus en plus fréquemment par la coalition internationale conduite par les États-Unis.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué que « des avions militaires, probablement de la coalition internationale », avaient effectué quinze frappes « visant des positions de l'EI au nord, à l'est et au sud-est de la ville de Raqqa ». Elles ont tué au moins 32 jihadistes et blessé plus de 40 autres, a précisé à l'AFP son directeur, Rami Abdel Rahmane. Mais le nombre de victimes pourrait probablement s'accroître car ce bilan provient d'un seul hôpital, selon lui.
Hier, l'OSDH a également indiqué que 13 civils dont deux enfants ont été tués apparemment par des frappes russes sur la ville de Zamalka, à l'est de Damas.
L'OSDH a par ailleurs annoncé hier que l'EI avait exécuté un militant des médias dans la ville de Deir ez-Zor en l'attachant à deux véhicules qui ont démarré dans des directions opposées. Le groupe jihadiste l'accusait de « collaborer avec la coalition croisée », après avoir découvert des équipements d'enregistrement lors d'un raid à son domicile, a affirmé l'ONG. Les militants locaux sont une source privilégiée pour recueillir des informations sur le quotidien sous le contrôle des jihadistes, les journalistes n'étant pas en mesure d'accéder à leur territoire.

« Soutien au terrorisme »
La coalition bombarde l'EI depuis septembre 2014, mais ses frappes se sont intensifiées après les attentats de Paris revendiqués par l'EI. La France a riposté par des frappes depuis son porte-avions Charles-de-Gaulle positionné en Méditerranée orientale, le président François Hollande ayant promis de faire « le plus de dégâts possible à cette armée terroriste ». La Grande-Bretagne l'a rejointe jeudi, tandis que l'Allemagne a approuvé vendredi un plan pour rejoindre la coalition en effectuant des missions de reconnaissance.
Dans un entretien au journal britannique Sunday Times, le président syrien Bachar el-Assad a fortement critiqué ces interventions, notamment celles de la Grande-Bretagne. « Vous ne pouvez pas les (le groupe EI) battre avec seulement des frappes aériennes. Vous ne pouvez pas les battre sans coopérer avec des troupes au sol. Vous ne pouvez pas les battre si vous n'avez pas l'approbation du peuple et du gouvernement », a-t-il martelé. Il a également ironisé sur les « 70 000 combattants syriens modérés » évoqués par le Premier ministre britannique David Cameron sur lesquels la coalition pourrait s'appuyer au sol : « Il n'y en a pas 70 000. Il n'y en a pas 7 000. »
Interrogé sur une possible intervention au sol de soldats russes, M. Assad a répondu que le sujet « n'avait pas encore été discuté ». « Je ne pense pas que nous en ayons besoin maintenant parce que les choses évoluent dans le bon sens », a-t-il ajouté.
Le président syrien a vu sa position consolidée, du moins dans un proche avenir, par le changement de ton des pays occidentaux, dont la France, qui ne font plus de son départ un préalable à des négociations pour une transition politique. En revanche, la plupart des groupes d'opposants syriens restent intransigeants sur la nécessité de son départ. Ils discuteront de nouveau de cette question au cours d'une réunion prévue mercredi à Riyad.
Enfin, l'acheminement d'aide humanitaire aux habitants d'un quartier de Homs a commencé, en application d'un accord entre le régime et les rebelles, a indiqué samedi à l'AFP le gouverneur de la province syrienne de Homs. Cet accord conclu mardi et supervisé par l'Onu a permis la fin des bombardements sur Waer, dernier quartier défendu par des rebelles dans cette ville surnommée la « capitale de la révolution » au début du conflit en Syrie il y a plus de quatre ans. « Le calme qui prévaut depuis la conclusion de l'accord s'est traduit positivement par l'acheminement dans Waer de produits de première urgence et médicaux par les organisations internationales et en coopération avec le Croissant-Rouge syrien », a affirmé le gouverneur de la province de Homs, Talal Barazi.
(Source : AFP)

Au moins 32 combattants du groupe État islamique (EI) ont été tués hier à Raqqa, fief des jihadistes dans le nord de la Syrie frappé de plus en plus fréquemment par la coalition internationale conduite par les États-Unis.L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a indiqué que « des avions militaires, probablement de la coalition internationale », avaient effectué quinze frappes « visant des positions de l'EI au nord, à l'est et au sud-est de la ville de Raqqa ». Elles ont tué au moins 32 jihadistes et blessé plus de 40 autres, a précisé à l'AFP son directeur, Rami Abdel Rahmane. Mais le nombre de victimes pourrait probablement s'accroître car ce bilan provient d'un seul hôpital, selon lui.Hier, l'OSDH a également indiqué que 13 civils dont deux enfants ont été tués apparemment par des frappes...
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