Gebran Bassil au dîner de Furn el-Chebback, entouré des députés Hikmat Dib, Nagi Gharios et Alain Aoun. Photo Ani
Le chef du Courant patriotique libre (CPL), le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a décrit hier comme « une daechisation politique » le refus de l'adoption d'une loi électorale établissant un mode de scrutin proportionnel.
M. Bassil s'est ainsi exprimé lors d'un dîner organisé par le CPL à Furn el-Chebback, et auquel ont pris part les députés Alain Aoun, Hikmat Dib et Nagi Gharios, ainsi qu'un grand nombre de personnalités et de coordinateurs au sein du parti.
Le ministre a affirmé que « toute partie qui rejette la proportionnelle comme loi électorale rejette l'autre partie », évoquant ainsi « une daechisation politique ». Et d'ajouter : « Quiconque refuse l'autre parce qu'il ne partage pas ses opinions politiques, en lui imposant une loi électorale inéquitable de nature à le déraciner, est semblable à celui qui refuse l'autre parce qu'il n'est pas de sa religion ou de sa couleur. » M. Bassil a interprété cette attitude comme « un refus d'une juste représentativité des minorités dans un pays pourtant bâti sur les minorités et le vivre-ensemble ».
Sur un autre plan, le chef du CPL a évoqué la crise des déchets, imputant à « la faillite politique » la solution de l'exportation. Il a déploré le coût faramineux que pourrait présenter cette option, estimant que « le tri, la mise en place d'usines d'incinération et la gestion des déchets par les municipalités » sont de loin préférables au déboursement d'« un milliard et demi de dollars en l'espace de 18 à 24 mois ».


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