Le ministre du Tourisme Michel Pharaon a estimé hier que « la Quarantaine est devenue une zone sinistrée sur le plan environnemental, et nous devons agir pour résoudre la crise des déchets qui y sont empilés ».
M. Pharaon a souligné, dans une déclaration, qu'« il va sans dire que la crise des déchets est une grande plaie pour le Liban, en particulier pour Beyrouth et Achrafieh, car 300 tonnes d'ordures sont sujettes au marchandage ». « Nous ne blâmons pas la société Sukleen qui a fait son devoir, mais qui est tombée dans un grand chantage (20 et 30 dollars par tonne), qui signifie un chantage similaire de millions de dollars », a-t-il ajouté, avant de poursuivre : « Le message est clair : nous n'acceptons pas que nous (à Achrafieh) soyons un sujet de marchandage. Beyrouth était l'otage de la décharge de Naamé, puis du Akkar et de la Costa Brava (site à Khaldé proposé comme décharge, une suggestion qui s'est heurtée à l'opposition du député Talal Arslane). Les promesses n'ont pas été tenues bien que nous ayons appuyé l'option de l'exportation des déchets depuis juillet. » « Nous avons également demandé à la municipalité de Beyrouth de prendre ce dossier en main, ce qu'elle pouvait faire sans avoir besoin du Conseil du développement et de la reconstruction, d'où la nécessité de trouver d'autres alternatives pour permettre au conseil municipal d'agir avant les prochaines élections », a-t-il encore dit.
M. Pharaon a souhaité « le retour à la démocratie, à l'occasion de la fête de l'Indépendance, symbole de la souveraineté, de la liberté, et de la foi des jeunes et de la société civile ».
Liban - Crise Des Déchets
Pharaon : La Quarantaine est une zone sinistrée
OLJ / le 21 novembre 2015 à 00h00

