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Moyen Orient et Monde - Attentat De Paris

La traque aux jihadistes se poursuit, l’étau se resserre

Dans de nombreuses mosquées en France, des textes condamnant le « terrorisme » ont été lus hier.

Au moins un assaillant présumé du carnage parisien est toujours traqué : Salah Abdeslam, soupçonné de faire partie du « commando des terrasses », qui a mitraillé des bars et restaurants des Xe et XIe arrondissements, tuant au moins 39 personnes. Il a sans doute été exfiltré, au moins dans un premier temps, par deux complices présumés depuis écroués en Belgique.
L'illustration des défaillances de la lutte antiterroriste aura été le retour incognito en Europe du jihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud. Le soir des attentats, il a été filmé dans une station de métro à Montreuil, à l'est de Paris, accréditant l'hypothèse de sa participation directe aux attaques. La confirmation de sa présence en région parisienne alors qu'il était censé être en Syrie a provoqué une vaste polémique. Comment ce Belgo-Marocain, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international, a-t-il pu revenir en Europe pour coordonner les attentats du 13 novembre ? « Nous ne savons pas », a reconnu jeudi soir le Premier ministre français Manuel Valls.
Le corps d'Aba Aoud a été identifié dans les décombres d'un appartement pris d'assaut mercredi à Saint-Denis au nord de Paris. Sa cousine Hasna Aïtboulahcen, une Française de 26 ans d'origine marocaine a été « formellement » identifiée parmi les trois personnes tuées par la police, mais elle n'est pas morte en kamikaze, contrairement à ce qui avait été évoqué jeudi, selon une source policière. Un troisième corps retrouvé dans l'appartement de Saint-Denis doit encore être identifié, mais les constatations sont compliquées par l'état déchiqueté des cadavres.
Parmi les auteurs des attentats du 13 novembre, quatre kamikazes, tous français, ont déjà été identifiés : Brahim Abdeslam (31 ans), Bilal Hadfi (20 ans), Samy Amimour (28 ans) et Omar Ismaïl Mostefaï (29 ans). Il reste à mettre un nom sur un cinquième homme, passé par la Grèce cet automne et auprès duquel a été retrouvé au Stade de France un passeport syrien à l'authenticité douteuse, dont les policiers ont diffusé la photo. Deux autres assaillants ne sont pas encore identifiés. L'un d'entre eux a été contrôlé le 3 octobre en Grèce, a annoncé hier la justice française.

« Menace permanente »
« La menace est toujours présente, et va être longue et permanente », a prévenu Manuel Valls. Les perquisitions administratives, facilitées par l'état d'urgence, se poursuivent à un rythme soutenu, près de 800 depuis le 13 novembre, dans toute la France. 90 personnes ont été placées en garde à vue, 164 assignées à résidence et 174 armes saisies. Mesure rarissime, un couvre-feu a été décrété après une saisie d'armes dans une ville moyenne du centre du pays, Sens.
L'état d'urgence devrait rester en vigueur jusqu'à fin février en vertu d'un projet de loi adopté par le Parlement français. Ce texte élargit les possibilités d'assignation à résidence, et permet la dissolution des groupes et associations extrémistes.
Parallèlement, dans de nombreuses mosquées en France, des textes condamnant le « terrorisme » ont été lus hier, jour de prêche, comme à La Courneuve, où l'ancien président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, issue des Frères musulmans), Ahmad Jaballah, a jugé indispensable, devant les fidèles, de « toujours clarifier la position de l'islam pour que personne ne puisse dire au nom de la religion ce qui peut justifier l'injustifiable ».
Malgré l'état d'urgence, la mairie de Strasbourg a décidé de maintenir son célèbre marché de Noël, où deux millions de visiteurs sont attendus à partir du 27 novembre. Signe de la tension ambiante, à Paris, les ventes de billets de concert dans la capitale française a chuté d'environ 80 % depuis les attentats, selon le syndicat national des producteurs. Le Bataclan, l'une des salles de spectacles les plus connues de Paris, a été l'une des cibles des attentats du 13 novembre.
Dans une usine d'Airbus près de Toulouse, la découverte de trois canettes reliées par des fils électriques a entraîné hier l'évacuation de 200 personnes, avant de se rendre compte qu'il s'agissait de matériel égaré par un fournisseur de l'avionneur européen.
Enfin, un hommage national sera rendu le 27 novembre, aux Invalides, aux victimes des attentats. Le lendemain, le Parti socialiste reprendra la campagne pour les élections régionales de décembre.
À l'étranger, la solidarité avec la France reste de mise : la Marseillaise retentira ce week-end avant tous les matchs du championnat de football d'Angleterre.
(Source : AFP)

Au moins un assaillant présumé du carnage parisien est toujours traqué : Salah Abdeslam, soupçonné de faire partie du « commando des terrasses », qui a mitraillé des bars et restaurants des Xe et XIe arrondissements, tuant au moins 39 personnes. Il a sans doute été exfiltré, au moins dans un premier temps, par deux complices présumés depuis écroués en Belgique.L'illustration des défaillances de la lutte antiterroriste aura été le retour incognito en Europe du jihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud. Le soir des attentats, il a été filmé dans une station de métro à Montreuil, à l'est de Paris, accréditant l'hypothèse de sa participation directe aux attaques. La confirmation de sa présence en région parisienne alors qu'il était censé être en Syrie a provoqué une vaste polémique. Comment ce...
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