La Suède, victorieuse 2 buts à 1 à l’aller, s’est qualifiée pour l’Euro 2016 en décrochant un nul (2-2) chez son rival scandinave, le Danemark, grâce à un doublé de Zlatan Ibrahimovic (à genoux au centre). À l’issue du match, l’emblématique capitaine suédois s’est félicité qu’au lieu d’être poussé à la retraite par le Danemark, en cas d’absence à l’Euro, ce soit lui qui ait provoqué l’inverse. « C’était beau que ça se fasse ici au Danemark. Avec l’idée que ça devait me faire prendre ma retraite, j’ai poussé tout leur pays vers la retraite », a plaisanté Ibrahimovic. « Si je dois terminer par un Euro, alors, ce sera le destin, a-t-il lancé. Merci pour tout le soutien, on se voit en France. Il reste quelques mois, mais on y sera. » Jonathan Nackstrand/AFP
Sur le terrain, mis à part Arjen Robben éliminé avec les Pays-Bas, toutes les stars, de Cristiano Ronaldo à Zlatan Ibrahimovic, seront là pour l'Euro 2016 en France, malheureusement placé sous le sceau de la sécurité après les sanglants attentats de Paris.
Sécurité maximale
Il n'a jamais été question d'annuler l'Euro 2016 (10 juin-10 juillet) en France après les attentats à Paris, qui ont fait 129 morts, vendredi dernier. « En aucun cas le sport ne peut être arrêté par le terrorisme. L'Euro se tiendra dans des conditions de sécurité maximales, renforcées en lien avec les événements que nous venons de vivre. Mais il n'est pas question d'arrêter cette formidable fête populaire », a martelé mardi le ministre des Sports, Patrick Kanner.
Le Stade de France de Saint-Denis – qui recevra le plus grand nombre de rencontres, sept au total, dont, évidemment, le match d'ouverture avec l'équipe de France et la finale – a été visé par les kamikazes. Ils n'ont pu pénétrer dans l'enceinte, se faisant exploser à l'extérieur. L'évacuation des 80 000 spectateurs s'est déroulée sans accroc à l'issue du match amical remporté par les Bleus contre l'Allemagne (2-0), alors que la gravité des attaques se répandait sur les téléphones du public à ce moment-là.
En dehors des stades, un autre point chaud à surveiller sera les fans-zones. « Ma principale préoccupation, c'est d'offrir le niveau de sécurité maximal. Si ça doit passer par des mesures moins friendly, tant pis. Ce qui m'importe c'est que les gens rentrent chez eux sains et saufs », a exposé Jacques Lambert, patron du comité d'organisation du tournoi.
Zlatan rejoint le casting
Grâce à trois buts en deux barrages, dont un coup franc à la Platini, Zlatan Ibrahimovic a propulsé la Suède dans l'Euro, aux dépens du rival et voisin danois (aller 2-1 ; retour 2-2). Il ne manquait plus que la mégastar du Paris SG, qui avait manqué le Mondial 2014 au Brésil, pour compléter le casting prestigieux du premier championnat d'Europe des nations à 24 équipes.
Les noms sur l'affiche font rêver avec Paul Pogba, Cristiano Ronaldo, Robert Lewandowski, Thiago Alcantara, Thomas Müller, Wayne Rooney ou encore Marco Verratti.
Au-delà des buteurs et des créateurs, il y aura aussi ce qui se fait de mieux au rayon gardiens avec Manuel Neuer, référence du poste depuis son extraordinaire Mondial 2014 remporté avec la Mannschaft, les vieilles gloires Iker Casillas, Gianluigi Buffon, Petr Cech, ou les valeurs sûres comme Thibaut Courtois chez les Belges et Hugo Lloris chez les Bleus.
Un France-Italie ?
Tous les regards se tournent vers le tirage au sort de la phase finale, le 12 décembre à Paris. Les compositions des pots, basées sur les coefficients nationaux de l'UEFA arrêtés au mois d'octobre, sont désormais connus. La France, pays hôte, et l'Espagne, tenante du titre, sont accompagnées de l'Allemagne, de l'Angleterre, du Portugal et de la Belgique, dans le pot 1, celui des têtes de série.
Le pire tirage pour les Bleus serait d'être reversé dans un groupe de la mort avec l'Italie (pot 2), la Suède de Zlatan (pot 3) et la Turquie, bourreau des Pays-Bas (pot 4). L'Angleterre cauchemarde sans doute à l'idée de tomber sur son voisin, le pays de Galles, et son buteur Gareth Bale (pot 4). Tout comme l'Allemagne ne se réjouirait pas d'hériter de la Pologne (pot 3) d'un Lewandowski qui marche sur l'eau cet automne. Les paris sont ouverts...
(Source : AFP)
Le clasico Real-Barça maintenu
Le clasico Real Madrid-FC Barcelone se jouera bien samedi dans la capitale espagnole, huit jours après les attentats de Paris, a déclaré hier le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernández Díaz. « Nous aurons un dispositif de sécurité draconien pour des raisons évidentes, mais à l'heure où je vous parle, les circonstances ne justifient pas que le match soit reporté », a dit le ministre Díaz. Il n'a pas détaillé ce dispositif exceptionnel, mais la presse espagnole a assuré qu'il y aurait un triple cordon de sécurité autour du stade Santiago Bernabéu de Madrid et que plus de 1 500 policiers seraient déployés. Le clasico Real-Barça, programmé samedi dans la nuit, est « le joyau de la Liga », selon les mots du président de la Ligue professionnelle espagnole, Javier Tebas.
Sécurité maximaleIl n'a jamais été question d'annuler l'Euro 2016 (10 juin-10 juillet) en France après les attentats à Paris, qui ont fait 129 morts, vendredi dernier. « En aucun cas le sport ne peut être arrêté par le terrorisme. L'Euro se tiendra dans des conditions de sécurité maximales, renforcées en lien avec les événements que nous venons de vivre. Mais il n'est pas question d'arrêter cette formidable fête populaire », a martelé mardi le ministre des Sports, Patrick Kanner.Le Stade de France de Saint-Denis – qui recevra le plus grand nombre de...

