Le cheikh Naïm Hassan s’entretenant avec l’ambassadeur de France Emmanuel Bonne. Photo Ani
Le cheikh Akl druze, Naïm Hassan, a appelé hier à profiter du « rapprochement national » apparu selon lui dans les réactions au double attentat terroriste de Bourj el-Brajneh pour mettre en œuvre un « compromis local » qui redynamiserait les institutions étatiques, à commencer par la présidence de la République jusqu'au gouvernement, en passant par le Parlement.
Le cheikh Hassan s'exprimait à l'issue d'un entretien à la Maison druze, à Verdun, avec l'ambassadeur de France à Beyrouth, Emmanuel Bonne. Il a invité la communauté internationale à « s'unifier pour affronter le terrorisme et l'extrémisme qui sévissent aux quatre coins du monde » et insisté sur la nécessité d'« un travail sérieux au niveau international pour extraire les racines de cet extrémisme qui se nourrit de la violence, de la marginalisation et de la discrimination ».
Emmanuel Bonne a pour sa part exprimé l'attachement de la France à un Liban libre et pluraliste, respectueux des droits de toutes les communautés, à un moment où les deux pays font face au terrorisme.

