Le directeur du Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires, John Ging, était hier à Sanaa pour évaluer la situation avec des officiels yéménites et des ONG des droits de l’homme. Mohammad Huwaïs/AFP
L'armée yéménite soutenue par des unités arabes, ont repris l'initiative en déclenchant une offensive pour libérer la province de Taëz, alors que d'autres opérations marquent le pas et que des pourparlers de paix tardent à débuter sous l'égide de l'Onu.
« Une vaste opération de l'armée nationale et des forces de la coalition arabe a été lancée pour briser l'étau des (rebelles chiites) houthis et des forces de (l'ancien président Ali Abdallah) Saleh, et libérer la province de Taëz », a ainsi déclaré hier le général Ahmad Saïf al-Yafei, commandant des forces loyalistes. « L'opération a été déclenchée après l'arrivée de renforts militaires de la coalition arabe et de l'armée nationale » favorable au président Abd Rabbo Mansour Hadi, a-t-il ajouté.
Avant l'annonce officielle de l'offensive, des sources militaires yéménites avaient signalé la progression hier de forces de la coalition arabe – conduite par l'Arabie saoudite – en direction de la province de Taëz. Ce mouvement préfigurait, selon ces sources, une offensive majeure destinée à reprendre la province dont la capitale éponyme est la troisième ville du Yémen.
Sur l'agence Saba.net qu'ils contrôlent, les rebelles ont affirmé avoir « mis en échec une tentative des mercenaires de l'agression d'avancer sur quatre axes en direction d'al-Waziaa », dans la province de Taëz, et fait état de victimes civiles.
(Source : AFP)

