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Moyen Orient et Monde - Conférence Sur Le Climat

Entre Paris et Washington, un couac malvenu

Les États-Unis et la France divergent sur le caractère « contraignant » du futur accord contre le réchauffement de la Cop21.

En marge du sommet qui a réuni hier des pays de l’Union européenne et de l’Union africaine à La Valette, sur l’île de Malte, le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont tenu un déjeuner de travail pour préparer le prochain sommet sur le climat, à Paris fin novembre. Stéphane de Sakutin/AFP

Les États-Unis et la France se sont opposés hier sur le caractère contraignant du futur accord mondial contre le réchauffement, un couac malvenu à moins de trois semaines de l'ouverture de la conférence de l'Onu sur le climat, à Paris.
Cet accord sera « contraignant ou il n'y aura pas d'accord », a lancé depuis Malte le président français François Hollande, en réponse à des propos du secrétaire d'État américain John Kerry. Ces déclarations faites mercredi au Financial Times ont fait réagir le gouvernement français, hôte de la Cop21. Cet accord « ne sera certainement pas un traité (...). Il n'y aura pas d'objectifs de réduction juridiquement contraignants comme cela avait été le cas » pour le protocole de Kyoto de 1997, que les États-Unis avaient d'ailleurs refusé de ratifier, a ainsi expliqué au journal économique M. Kerry, dont le pays est le deuxième pollueur mondial après la Chine.
Cette question de la forme juridique du futur accord et de ses mécanismes de contrôle reste l'un des nombreux points que devront trancher les 195 pays participant à la conférence de Paris, du 30 novembre au 11 décembre. Même s'il est acquis, depuis longtemps, que les pays ne se verront pas imposer d'objectifs de réduction des gaz à effet de serre. « Je pense que cette formulation (de John Kerry) aurait pu être plus heureuse », a estimé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, futur président de la Cop21. « Il faut que les choses soient bien claires, a-t-il commenté. On peut discuter de la forme juridique de l'accord (...), en revanche il est clair qu'il devra comprendre des dispositions juridiquement contraignantes, comme l'a prévu le mandat de la Conférence climatique de Durban » en 2011.
S'agira-t-il d'un traité ou d'un protocole, nécessitant ratification par les Parlements, ou d'une simple déclaration politique ? La formulation sera-t-elle : « Les pays devront » ou « Les pays devraient » ? D'ores et déjà, les promesses sur la réduction des gaz à effet de serre, publiées par près de 160 États en vue de la Cop21, ne sont pas inscrites dans l'accord lui-même. Elles s'appellent d'ailleurs « contributions nationales volontaires », et surtout pas « engagements ».

(Source : AFP)

Les États-Unis et la France se sont opposés hier sur le caractère contraignant du futur accord mondial contre le réchauffement, un couac malvenu à moins de trois semaines de l'ouverture de la conférence de l'Onu sur le climat, à Paris.Cet accord sera « contraignant ou il n'y aura pas d'accord », a lancé depuis Malte le président français François Hollande, en réponse à des propos du secrétaire d'État américain John Kerry. Ces déclarations faites mercredi au Financial Times ont fait réagir le gouvernement français, hôte de la Cop21. Cet accord « ne sera certainement pas un traité (...). Il n'y aura pas d'objectifs de réduction juridiquement contraignants comme cela avait été le cas » pour le protocole de Kyoto de 1997, que les États-Unis avaient d'ailleurs refusé de ratifier, a ainsi expliqué au journal...
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