M. Machnouk, au cours de l'une de ses interventions à Manama (photo Ani).
Au troisième jour de sa visite à Bahreïn, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk a mis l'accent sur le fait que « l'épée arabe, avec ses lames égyptienne, saoudienne, émiratie, qatarie, bahreïnie et soudanaise, triomphera certainement ».
M. Machnouk a estimé avoir perçu auprès des responsables bahreïnis « une grande capacité de comprendre et d'accepter l'autre, ainsi qu'une volonté de dialogue ».
Soulignant le succès du Liban dans sa lutte contre le radicalisme et le terrorisme par le biais de la logique de l'État unitaire et la mise sur pied d'un minimum de solidarité nationale et de succès des services de sécurité, le ministre de l'Intérieur a dénoncé « la détermination à détruire les identités nationales, tantôt au nom du califat et tantôt au nom du croissant (chiite) ». « Ce sont là les formules magiques du radicalisme. La seule issue pour la dignité et l'avenir des Libanais, c'est l'arabité », a-t-il ajouté, estimant que « l'ingérence iranienne détruit les sociétés ».
Durant son séjour, M. Machnouk a notamment rencontré le chef de la diplomatie bahreïnie, Khaled ben Ahmad ben Mohammad al-Khalifa, et a participé à une conférence sur les retombées de la présence syrienne au Liban aux plans politique, économique et sécuritaire.
Un dîner a également été donné en l'honneur du ministre libanais par le chargé d'affaires du Liban à Bahreïn, Ibrahim Assaf. Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Machnouk a estimé que « la modération est la seule porte d'entrée vers le succès, tandis que l'extrémisme ne mène qu'à plus de guerres et de chaos ».
« En dépit des difficultés et des sacrifices depuis l'assassinat de Rafic Hariri jusqu'à celui de Mohammad Chatah, nous restons attachés à notre modération face aux projets des alliances régionales, du terrorisme et de l'extrémisme », a-t-il ajouté.
Samedi, M. Machnouk s'était entretenu avec de nombreux responsables arabes à Manama et avait rencontré, en soirée, son homologue bahreïni, cheikh Rached ben Abdallah al-Khalifa. « Les soldats bahreïnis sont tombés en martyrs pour défendre l'arabité, pas le Yémen, dans une bataille pour recouvrer la dignité arabe, à travers la "Tempête de la fermeté" », a-t-il indiqué à l'issue de l'entretien.
« Le gouvernement libanais est attaché à la politique de distanciation telle qu'exprimée par le Premier ministre Tammam Salam en marge des réunions de l'Assemblée générale de l'Onu à New York et la non-ingérence dans les affaires internes des pays arabes. Ce qui émane de partis libanais comme critiques au gouvernement bahreïni n'exprime pas la position officielle libanaise », a-t-il conclu.


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