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les potins
27/10/2015

Le maître et les commandeurs

Des titres ronflants ? C'est le Grand Conseil du vin de Bordeaux (GCVB) qui l'a voulu, avec la création, au Liban, de la 87e commanderie de Bordeaux. L'annonce a été faite lors d'une cérémonie à la villa Linda Sursock, vendredi soir. En présence d'une délégation du GCVB, le grand maître, Hubert de Bouärd, a intronisé Étienne Debbané (président d'Ixsir) maître de la commanderie libanaise. À ce dernier est revenu le rôle d'élever à la dignité de « commandeur du vin de Bordeaux » 26 aficionados du dieu Bacchus : Farid Abdelnour, Roland Abdini, Antoine Abi Aad, Maher Achi, Carlo Akatcherian, Antoine Andraos, Nabil Chaya (propriétaire Bacchus), Joseph Chemali, Pierre Chidiac, Nabil de Freige, Jean de Freige, Khalil Debs, Walid el-Khazen, Bertrand Fattal, Philippe Jabre, Jean Louis Eddé, Richard Jreissati, Chadi Karam, Najib Moutran, Selim Mouzannar, Marwan Sehnaoui, Ghazi Youssef et Kamal Zahlan. Très beaux en cravate rouge de la commanderie et costume sombre, ils ont promis fidélité aux vins de Bordeaux et reçu la charte, les diplômes, cordons et plaques... Najib Zeidan et Karim Karagulla seront intronisés dès leur retour de voyage. N'étant pas du tout égocentrique, Étienne, qui s'est taillé la part du lion, a quand même partagé la vedette avec ses frères Fady Debbané (commandeur) et Raphaël nommé membre d'honneur ainsi que Georges Husni, le président d'honneur de l'Académie internationale de gastronomie.
La cérémonie à laquelle assistaient les épouses des commandeurs a été suivie d'un dîner arrosé de crus classés 2005, 2006, 2010 et 2011, et animé par Randa Makhoul, une des magnifiques danseuses de Ichik bichik. Présents également, l'ambassadeur souverain de l'Ordre de Malte Charles Henri d'Aragon et son conseiller François Abi Saab (avec Gaby), Irina et Angus Smith, grand maître territorial des commandeurs de Bordeaux aux États-Unis, ainsi que Dominique Renard (Jurat de Saint-Émilion), Daniel Audibert, Jean-Marc Quarin et Jean-Marie Fraissex et leurs épouses...
Le lendemain, tout ce beau monde s'est retrouvé à Ixsir pour déjeuner. L'histoire ne dit pas quelles bouteilles ont été débouchées par les Debbané. Bordeaux ou Ixsir? Sachant qu'Hubert de Bouärd, président du Grand Conseil du vin de Bordeaux et copropriétaire du Château Angelus, est aussi œnologue consultant pour Ixsir.

 

Beyrouth vibre pour l'art...

Après le musée Mim – joyau exceptionnel abritant la troisième plus grande collection privée (du monde) de pièces de minéraux et de pierres précieuses – offert par Salim Eddé aux Libanais, c'est Tony Salamé qui dote aujourd'hui la ville d'un temple dédié à l'art contemporain : le Musée de la Fondation Aïshti avec 4 000 m2 d'espace d'expositions, des volumes de 7 mètres sous-plafond et une collection de plus de 2 000 œuvres. Ce haut lieu de la création contemporaine inauguré en grande pompe dimanche soir a mis Beyrouth sens dessus dessous pendant trois jours. Quatre cents invités, journalistes, artistes cotés, grands marchands d'art, commissaires d'expositions, directeurs de musées et personnalités du monde des affaires, venus d'Europe et des États-Unis pour assister à l'évènement, ont investi le Phoenicia, le Four Seasons, Le Gray et l'Albergo. Une flotte de pullmans et une écurie de voitures Audi 4x4 ont été mis à leur disposition. Et un programme arty dense et varié a été mitonné pour eux.

Des célébrités...
Vendredi soir, visite nocturne du musée Nicolas Sursock, suivie d'un dîner somptueux dans le jardin, où étaient au rendez-vous le PDG de Fendi, Pietro Beccari (avec Elisabetta) et Jean-Marc Loubier directeur général du fond d'investissement des frères Fung, l'empire hongkongais qui s'est offert Sonia Rykiel, la manufacture belge Delvaux et Robert Clergerie. Un peu plus loin, Elham Salamé, super glam en robe Alberta Ferretti, était en grande conversation avec Jeffrey Deitch, ancien directeur du musée d'art contemporain de Los Angeles (Moca), le Français Daniel Buren, l'un des artistes les plus importants de la scène contemporaine, les peintres américains Josh Smith et Wade Guyton, et la star du provoc qui a percuté le pape à coups de météorite, pendu un cheval et des enfants de cire, et à qui le Guggenheim de la Big Apple avait offert une rétrospective en 2011. Eh oui, il s'agit bien de Maurizio Catellan, un des artistes les plus cotés – qui forme un triumvirat avec Jeff Koons et Damien Hirst ! Il y avait aussi Bernard Khoury, l'architecte et artiste Rayyane Tabet (dont les œuvres sont exposées au Centre Pompidou), Pamela Rosenkranz, tête d'affiche du pavillon suisse, à la Biennale de Venise 2015, ainsi que Ziad Antar et Akram Zaatari. Se sont également joints à ce dîner concocté par le chef Nicolas Audi, les galeristes Oliver Newton (47Canal, New York) et Massimo di Carlo (Verone), Danièle de Picciotto, Bob et Tamar Manouguian, Nader et Guida Hariri, Karim et Joëlle Hamadé, Mazen et Michèle Richani, Samir et Laura Lahoud, Azmi et Mira Mikati, Amer et Zeina Kassem, Nadim Kassar, Pierre et Myrna Abou Charaf, Amine Aboukhaled... La liste est interminable.

Passeport libanais ?
Samedi. Visite en avant-première de la Fondation Aïshti en compagnie de Massimiliano Gioni, directeur du New Museum New York et curateur de l'exposition inaugurale, de David Adjaye Obe, architecte du projet et de Tony Salamé. Dans l'intervalle, Walid Raad exhibait ses œuvres à la presse internationale. Dans l'après-midi, l'Américain Richard Prince, un des précurseurs de l'art de l'appropriation, a présenté chez Aïshti, au centre-ville, des portraits tirés de captures d'écran du réseau social Instagram, vendues en moyenne 100 000 dollars chacune. Le soir, Lamborghini, Porshe, Aston Martin, Bentley et 4×4 allemands roulaient pare-chocs contre pare-choc devant le Metropolitan Art Society (MAS) où se déroulait le vernissage de l'exposition « Extreme present » conçue par Jeffrey Deitch. Juste après, un dîner a été servi dans le jardin du MAS et le restaurant Liza à l'étage supérieur. Étaient présents le ministre Rony Araïji et un nombre de collectionneurs et d'amis libanais, notamment, Élie et Claudine Saab, Antoine Maamari, Salma et Ramzi Accaoui, Amine Jreissati, Marianne Hélou, Cyrille Karaoglan, Gregory Gatseralia, Lamia Joreige, Zeina Raphaël, Rolla Wazni, Karim Abillama, Mira Mikati, Rania Tabbara, Fady et Joelle Mouawad, etc. Au détour des somptueux buffets, on pouvait croiser Patrizia Sandretto, mécène et présidente de la Fondation Sandretto Re Rebaudengo, l'écrivain, journaliste et réalisateur Christophe Donner, des galeristes et défricheurs de talents internationaux, dont Kevin Brown, Chantal Crouzel, Eva Prezenhuber et Danièle Balice, sans oublier le directeur général des Éditions Jalou Benjamin Eymere et sa femme Victoire de Pourtalès. L'ambiance était dingue. Le DJ Jana Saleh, relayée par DJ Jojo du Sky Bar (ou est-ce Dimix, on ne sait plus) s'enflamment, les danseurs aussi ; il est bientôt deux heures du matin, mais la nuit est loin d'être finie. « Perrotin le magnifique », soit Emmanuel en personne, qui avait découvert Damien Hirst et Maurizio Cattelan, et célèbre pour ses fêtes, a dû piailler de plaisir. Car ce soir-là Beyrouth, reine de la nuit, n'a pas manqué à sa réputation. Fifi Aboukhaled s'est même demandé si lundi, les 400 invités ne vont pas implorer un passeport libanais !

Du délire !
Le lendemain, dimanche, le ministre de la Culture Rony Araïji, entouré d'Anne-Marie Affeiche et de Line Thini Kassatly, les accueillaient au musée national de Beyrouth. Dans son mot de bienvenue, le ministre a souligné qu'à travers cet « important manifeste artistique, le Liban confirme sa volonté d'ouverture et d'échange, en ces temps de régression et de sectarismes les plus primaires, de destruction et de négation de patrimoines de l'humanité ». À peine le temps de se repoudrer le nez, ou d'ajuster le col de la chemise, tous se sont retrouvés à déjeuner chez Élie et Claudine Saab. Dans l'intervalle, allant à la découverte de la scène artistique locale, un nombre de marchands d'art et de journalistes ont écumé les galeries beyrouthines, dont Marfa', le nouvel espace de Joumana Asseily.

 

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Rendons à César...

Dans l'article concernant « Vitrine de l'Orient, Maison Tarazi, fondée à Beyrouth en 1862 », de Camille Tarazi, nous avons omis de signaler que l'ouvrage a été publié aux Éditions de la Revue phénicienne. Que Tania Ingea et Mona Cabbabé sont respectivement coauteure et directrice artistique de cet ouvrage, sans oublier Kamel Cabbabé qui complète le trio d'Earlybird. Que les photographes qui ont immortalisé les intérieurs des différentes demeures publiées dans le livre sont Gregory Buchakjian, Houda Kassatly, Imad el-Khoury et Rodrigue Zahr.



ditavonbliss@hotmail.com

 

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Emile Antonios

Et si une petite part de ces dépenses somptueuses était donnée-offerte aux parents des militaires otages...
Ce serait un acte humain...

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