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Moyen Orient et Monde - Migrants

L’UE peine à trouver des solutions pour aider les Balkans

Nouvelle zone de transit, la Slovénie a récemment menacé d’ériger à son tour une barrière si l’UE ne lui apporte pas un soutien suffisant. Armend Nimani/AFP

L'UE peinait hier soir à calmer les tensions et à concrétiser des solutions « collectives » à l'afflux de migrants transitant par les Balkans lors d'un mini-sommet à Bruxelles.
La Commission européenne a convoqué d'urgence cette réunion pour pousser les pays européens les plus exposés à « une plus grande coopération et des actions opérationnelles immédiates » sur la route « dramatique » des Balkans occidentaux qui conduit migrants et réfugiés depuis la Turquie et la Grèce vers le nord de l'UE. Sont venus à Bruxelles les chefs d'État ou de gouvernement de dix pays membres (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Luxembourg, Pays-Bas, Roumanie et Slovénie), mais aussi de trois pays qui n'appartiennent pas à l'Union : Albanie, Macédoine et Serbie. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) et l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex ont aussi participé à la rencontre.
« Si nous ne prenons pas d'actions immédiates et concrètes sur le terrain dans les jours et semaines à venir, je pense que l'UE tout entière va commencer à s'effondrer », a averti gravement le Premier ministre slovène Miro Cerar, dont le petit pays a vu transiter plus de 60 000 migrants en dix jours.

Rompre avec « la politique du laisser-passer »
« Dans les Balkans, ce n'est pas possible que l'on ait seulement une perspective nationale en tête, il faut que l'on mette en œuvre des solutions européennes », a plaidé le ministre luxembourgeois des Migrations Jean Asselborn. « Si nous échouons, les forces nationalistes de droite auront beau jeu de dire que l'Europe a échoué », s'est inquiété le chancelier autrichien Werner Faymann.
Ce mini-sommet était suivi dans la soirée d'un dîner de travail, mais les divergences étaient telles que les dirigeants pourraient finalement renoncer à publier des engagements d'actions communes, se contentant d'une déclaration en fin de réunion.
Illustrant les divisions entre les participants, une source européenne a reconnu que « beaucoup autour de la table (du sommet) ont pris des décisions qui affectaient les autres ». « Au moins, nous avons eu l'occasion de nous parler, mais je ne suis pas certain que nous allons conclure quelque chose d'utile dans l'immédiat », a constaté pour sa part le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic, qui a fait état de « petits pas » en avant.
De son côté, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a présenté à ses hôtes 16 propositions censées « restaurer la stabilité de la gestion des migrations dans la région et ralentir les flux » à travers « une approche collective transfrontalière » selon le document. Il a aussi exhorté hier les pays des Balkans à rompre avec la « politique du laisser-passer ».
Dans un contexte de tensions croissantes, les pays des Balkans, qui craignent que les migrants ne s'installent en permanence chez eux, font monter la pression : les Premiers ministres de Serbie, de Roumanie et de Bulgarie ont fait savoir qu'ils étaient prêts à fermer leurs frontières si d'autres États, l'Allemagne notamment, bouclaient les leurs.

Vers l'Allemagne ou la Suède
L'Allemagne a d'ailleurs fait face hier à un nouvel afflux massif de migrants en Bavière, à la frontière avec l'Autriche, où la police dit être « noyée » face au nombre de réfugiés qui sont arrivés pendant le week-end. « On ne peut pas résoudre le problème des réfugiés dans son ensemble, on a aussi besoin de la Turquie. Il faut mieux répartir le fardeau entre la Turquie et l'Europe », a estimé pour sa part la chancelière Angela Merkel, alors que l'UE a initié des pourparlers à ce sujet avec Ankara.
Nouvelle zone de transit, la Slovénie, débordée depuis l'installation de clôtures antimigrants par la Hongrie, a récemment menacé d'ériger à son tour une barrière si l'UE ne lui apporte pas un soutien suffisant. Dans les mesures qu'elle préconise, la Commission européenne propose de dépêcher rapidement 400 douaniers européens en renfort dans ce pays exigu de deux millions d'habitants. Et pour la seule journée de samedi, 11 500 migrants – un nouveau chiffre record quotidien – sont arrivés en Croatie.
À propos du contrôle des frontières extérieures, les dirigeants des États concernés sont requis d'« accélérer leurs efforts » pour renvoyer les migrants déboutés du droit d'asile, avec l'assistance technique de Frontex, selon le document de la Commission. Il y a urgence, avec l'approche de l'hiver. Amnesty International a mis en garde contre une « crise humanitaire qui vient ».
En Méditerranée aussi, les tragédies se succèdent. Les cadavres de 43 migrants ont été découverts depuis samedi sur des plages libyennes à l'est de la capitale Tripoli, selon le Croissant-Rouge libyen.
(Source : AFP)

L'UE peinait hier soir à calmer les tensions et à concrétiser des solutions « collectives » à l'afflux de migrants transitant par les Balkans lors d'un mini-sommet à Bruxelles.La Commission européenne a convoqué d'urgence cette réunion pour pousser les pays européens les plus exposés à « une plus grande coopération et des actions opérationnelles immédiates » sur la route « dramatique » des Balkans occidentaux qui conduit migrants et réfugiés depuis la Turquie et la Grèce vers le nord de l'UE. Sont venus à Bruxelles les chefs d'État ou de gouvernement de dix pays membres (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Croatie, Grèce, Hongrie, Luxembourg, Pays-Bas, Roumanie et Slovénie), mais aussi de trois pays qui n'appartiennent pas à l'Union : Albanie, Macédoine et Serbie. Le président du Conseil européen, Donald...
commentaires (3)

Pauvres victimes de l'occicon qui a dit , laissez venir a moi les petits enfants du complot qu'elle a subtilement initie a travers ses relais turquo bensaouds . La facture sera extrement lourde . Il n'y aura pas de monnaie a rendre , ses sbires au M.O et chez nous vont avoir a essuyer les platres de leur betise .

FRIK-A-FRAK

13 h 51, le 26 octobre 2015

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Commentaires (3)

  • Pauvres victimes de l'occicon qui a dit , laissez venir a moi les petits enfants du complot qu'elle a subtilement initie a travers ses relais turquo bensaouds . La facture sera extrement lourde . Il n'y aura pas de monnaie a rendre , ses sbires au M.O et chez nous vont avoir a essuyer les platres de leur betise .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 51, le 26 octobre 2015

  • PROJET DE L'U.E. : TOUS LES MIGRANTS AUX BALKANS.... NOUS SÉLECTERONS CEUX QUI PASSERAIENT CHEZ NOUS... ET LA MERDE RESTERAIT AUX BALKANS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 46, le 26 octobre 2015

  • Au lieu de dépenser des milliards en aides a la Turquie pour soi disant refréner l’afflux de réfugiés, chose qu'elle ne fera pas puisque c'est un moyen de pression pour ces intérêts, l'UE peut dire un simple NON et renvoyer tous ces gens de la ou ils sont venus, soit la Turquie qui est la principale chef d'orchestre dans tout ce micmac, et cela coûtera bien moins cher. Une fois, deux fois, trois fois et il y en aura de moins en moins. Ceci fait, l'UE se doit de soutenir plutôt les pays frontalier pour les refouler et commencer a exercer des pressions économiques, politiques et même militaires, en parallèle, a l'encontre des pays qui permettent ce genre de commerce a travers leurs territoires. Nous verrons alors s'il oseront continuer leurs besognes car cet afflux soudains n'est pas anodins et circonstanciel mais bien manigancés! Je répète ce que je soulignais depuis plusieurs années, la Turquie, avec Erdogan a sa tête, cours a sa perte... Préparez vous a de nouvelles guerres et a un nouveau pays qui va s'effondrer comme la Syrie et l'Irak.

    Pierre Hadjigeorgiou

    10 h 20, le 26 octobre 2015

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