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Moyen Orient et Monde - Arrêt Sur Image - France

Au moins 43 morts brûlés vifs dans une collision autocar-camion

Un accident d'autocar a fait des dizaines de morts hier dans le sud-ouest de la France, lors de la plus grave catastrophe routière dans l'Hexagone depuis 1982.
La plupart des victimes sont des personnes âgées qui partaient en excursion, mais un enfant figure aussi parmi les tués, selon les autorités.
Près de neuf heures après le drame, « la totalité des corps » pris au piège « dans le car », soit 41 dépouilles, gisaient encore dans la carcasse du véhicule en milieu d'après-midi, ont indiqué les secours sur place. L'identification ne devrait débuter que « (ce) matin ».
La collision s'est produite peu avant 07h30 (05h30 GMT) sur la commune de Puisseguin, dans un virage en S sur une route secondaire pittoresque et sinueuse au cœur du vignoble mondialement connu de Saint-Émilion. Il y avait 48 passagers et un chauffeur à bord du bus. Le conducteur du camion, un grumier de transport de bois qui circulait à vide, fait partie des morts, de même que son fils de 3 ans qui se trouvait à ses côtés. « Le chauffeur du car est légèrement blessé. Il a eu le réflexe salutaire d'ouvrir les portes pour permettre au maximum de passagers de quitter le bus », a déclaré le maire de Puisseguin, Xavier Sublett. « Le chauffeur du camion aurait perdu le contrôle de son véhicule. Il se serait mis en travers de la route. Le chauffeur du bus n'a pas pu éviter l'accident », a-t-il précisé. Huit passagers de l'autocar ont réussi à s'extirper du brasier, dont quatre sont dans « un état grave », selon le préfet de la région de l'Aquitaine et préfet de la Gironde, Pierre Dartout.
« L'autocar est complètement calciné, le camion également », a décrit un témoin ayant accompagné le Premier ministre Manuel Valls sur les lieux en fin de matinée. « C'est un choc terrible pour la France », « une catastrophe effroyable », a déclaré le chef du gouvernement. L'accès au site de l'accident a été fermé aux médias en raison du début de l'enquête. « Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie », a assuré le président François Hollande depuis Athènes où il se trouve en visite officielle.
L'enquête, sur laquelle près de 200 gendarmes sont mobilisés, devra notamment déterminer comment l'autocar a pu prendre feu aussi rapidement, alors que son moteur était situé à l'arrière. L'embrasement général des deux véhicules pourrait avoir pour cause le choc du car contre les réservoirs de carburant et d'huile hydraulique du camion, estiment des experts.
Ce drame a provoqué une vive émotion en France, où les députés ont observé à la mi-journée une minute de silence, et en Europe, où les messages de solidarité ont afflué, notamment du président allemand Joachim Gauck, du Premier ministre grec Alexis Tsipras, et des gouvernements espagnol, polonais et letton. Regis Duvignau/Reuters

Un accident d'autocar a fait des dizaines de morts hier dans le sud-ouest de la France, lors de la plus grave catastrophe routière dans l'Hexagone depuis 1982.La plupart des victimes sont des personnes âgées qui partaient en excursion, mais un enfant figure aussi parmi les tués, selon les autorités.Près de neuf heures après le drame, « la totalité des corps » pris au piège « dans le car », soit 41 dépouilles, gisaient encore dans la carcasse du véhicule en milieu d'après-midi, ont indiqué les secours sur place. L'identification ne devrait débuter que « (ce) matin ».La collision s'est produite peu avant 07h30 (05h30 GMT) sur la commune de Puisseguin, dans un virage en S sur une route secondaire pittoresque et sinueuse au cœur du vignoble mondialement connu de Saint-Émilion. Il y avait 48 passagers et un...
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