Dix-sept pays du Conseil de l'Europe, dont la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Belgique, ont signé hier à Riga un accord destiné à réprimer les « combattants terroristes étrangers » qui se rendent dans des zones de conflit, notamment en Syrie et en Irak. Le Protocole additionnel à la Convention du Conseil de l'Europe pour la prévention du terrorisme ajoute à la liste actuelle des infractions pénales un certain nombre d'actes dont « la participation intentionnelle à un groupe terroriste », « la réception d'un entraînement pour le terrorisme », ainsi que le déplacement à l'étranger à des fins de terrorisme et le financement ou l'organisation de ces voyages.
« Rarement un tel traité a reçu dès le départ un soutien aussi unanime », s'est félicité Thorbjorn Jagland, secrétaire général du Conseil de l'Europe, au moment de la signature du texte au siège du ministère letton des Affaires étrangères. « Cela montre notre engagement à envoyer un signal clair à tous les terroristes potentiels : l'Europe arrive, nous ne vous attendons plus, nous allons vous chercher », a-t-il insisté.
Une fois signé, le nouveau texte doit être ratifié par les Parlements nationaux. Il entrera en vigueur une fois ratifié par au moins six des 47 membres du Conseil de l'Europe.
Moyen Orient et Monde
L’Europe renforce sa lutte contre « les combattants terroristes étrangers »
OLJ / le 23 octobre 2015 à 00h00


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