Le 15 à l’aube : cette énorme barricade, précédée d’une tranchée, coupait la route de Gemmayzé. -Le 16: la barricade était démantelée et la tranchée comblée. -Le 17: la tranchée était réasphaltée et les lignes du tramway posées et soudées. -Le 19: les tramways reprenaient leurs services.
(....) Essouffflé, ce reporter d'un grand journal australien, arrivé le 17 octobre à Beyrouth, demandait avec amertume : « On m'a dit qu'il y a une révolution au Liban. »
- « La révolution est terminée monsieur le reporter. »
- « Mais les barricades, les tranchées ? »
- « Démantelées, comblées, réasphaltées. »
Le journaliste australien avait peine à le croire. En quittant Melbourne le 13 octobre (...) il croyait trouver le Liban à feu et à sang. Voilà qu'il n'y trouvait même plus trace d'une barricade ou d'une tranchée. Le rouleau compresseur de M. Nicolas Rizkallah avait passé par là.
Pour convaincre le reporter de la réalité d'une révolution de cinq mois, il a fallu lui montrer les consoles et les pylônes d'éclairage (...) criblés de balles et le dispensaire de Basta incendié et mis à sac.
(...) Et pourtant on croyait que les dégâts allaient se chiffrer par millions de livres pour la capitale, par dizaines de millions pour l'ensemble du pays. Nous ne parlons évidemment (...) que des seuls dégâts provoqués du fait de l'insurrection dans le domaine public relevant de la municipalité de Beyrouth.
- Quelle somme croyez-vous atteint la facture que devra payer la municipalité de la capitale ?
- « 200 ou 300 000 livres, tout au plus. » C'est l'administrateur de Beyrouth lui-même qui le dit. (...) Heureux et presque incroyable.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
"Quelle somme croyez-vous atteint la facture que devra payer la municipalité de la capitale ? 200 ou 300 000 livres, tout au +. C'est l'administrateur de Beyrouth lui-même qui le dit. Heureux et presque incroyable." ! Dommage que ce ne fut plus le cas en 75....
08 h 33, le 23 octobre 2015