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Liban

Bassil à Téhéran : Notre lutte contre le terrorisme est existentielle

Pour la dernière journée de sa tournée en Iran, le ministre des Affaires étrangères (AE) Gebran Bassil s'est entretenu avec le vice-ministre iranien des AE délégué aux Affaires des pays arabes, Hussein Amir Abdellahyan, en compagnie d'une délégation du ministère. Les discussions ont été axées sur la situation régionale, notamment au Liban, en Syrie et au Yémen.
Il s'est ensuite rendu à un déjeuner organisé en son honneur par l'ambassade du Liban à Téhéran. Étaient notamment présents l'ambassadeur Fadi Hajj Ali ainsi qu'un parterre de diplomates arabes et le conseiller de l'ambassade Ali Habhab.
Dans son allocution lors du déjeuner, Gebran Bassil a d'emblée mis l'accent sur la diversité qui prévaut au Liban et qui est, selon lui, actuellement menacée par les événements dans la région.
« Le Liban est un exemple de coexistence (...), et les desseins de Daech contredisent en tout point cela. La lutte que nous menons contre le terrorisme est existentielle pour nous. Soit nous continuerons à exister, soit ce sera Daech, il n'y a pas d'autre alternative. Aujourd'hui, il n'y a pas d'espace disponible pour les manœuvres politiciennes, car auquel cas nous en paierons tous le prix (...). Nous remercions Dieu qu'en ce moment les choses sont en train de changer, mais il y a de vrais défis, et la vérité doit éclater au grand jour en temps de crise. La vérité, c'est que nous ne devons pas permettre à Daech de sévir plus longtemps. Non seulement elle occupe le terrain, mais aussi elle se charge de laver le cerveau des millions de personnes » qu'elle croise sur son chemin, a soutenu le ministre des AE.
« Je pense que nous sommes encore au stade où nous nous voilons la face, c'est pour cela que la priorité aujourd'hui est à la défaite de cette organisation terroriste, ensuite tous les autres dossiers pourront être traités (...) », a-t-il ajouté.
M. Bassil a ensuite affirmé que la démocratie est l'autre dénominateur commun de la région et qu'à cet égard il faut « suivre l'exemple égyptien » et ouvrir la voie à l'autodétermination des peuples de la région. « Nous voulons la réussite de l'exemple égyptien, nous voulons que la Syrie réussisse et que le peuple syrien décide de sa destinée. Personne ne peut se substituer au peuple syrien ou au peuple libanais (...), et la communauté internationale doit remplir son devoir envers la Syrie et le Liban en éradiquant le terrorisme. Une fois cet objectif atteint, chacun de ces deux pays pourra décider de son sort, si l'on veut vraiment que la situation dans la région puisse se stabiliser de manière pérenne. Car lorsqu'un État comme le Liban s'écroule, je doute qu'il reste un coin sur la planète où les communautés peuvent coexister côte à côte », a-t-il conclu.

Pour la dernière journée de sa tournée en Iran, le ministre des Affaires étrangères (AE) Gebran Bassil s'est entretenu avec le vice-ministre iranien des AE délégué aux Affaires des pays arabes, Hussein Amir Abdellahyan, en compagnie d'une délégation du ministère. Les discussions ont été axées sur la situation régionale, notamment au Liban, en Syrie et au Yémen.Il s'est ensuite rendu à un déjeuner organisé en son honneur par l'ambassade du Liban à Téhéran. Étaient notamment présents l'ambassadeur Fadi Hajj Ali ainsi qu'un parterre de diplomates arabes et le conseiller de l'ambassade Ali Habhab.Dans son allocution lors du déjeuner, Gebran Bassil a d'emblée mis l'accent sur la diversité qui prévaut au Liban et qui est, selon lui, actuellement menacée par les événements dans la région.« Le Liban est un...
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