La coordinatrice spéciale de l’Onu pour le Liban, Sigrid Kaag, en tournée dans le Akkar. Photo Ani
La coordinatrice spéciale de l'Onu pour le Liban, Sigrid Kaag, s'est rendue hier au Akkar pour prendre connaissance de la situation générale de la région et des répercussions de la présence des réfugiés syriens. Mme Kaag s'est d'abord réunie avec les députés du Akkar, Mouïn Merhebi, Nidal Tohmé, Khaled Zahraman et Riad Rahhal. La rencontre, qui s'est déroulée en présence du mohafez du Akkar, Imad Labaki, a porté sur les défis politiques, économiques et sociaux du caza. Elle s'est également penchée sur les problèmes liés aux réfugiés syriens. Les députés ont déploré la grande précarité des réfugiés, vu l'insuffisance des assistances. Une précarité qui porte atteinte aux populations hôtes, car ces dernières ont également besoin d'assistance, ont-ils constaté.
Dans une déclaration, le député Mouïn Merhebi a salué l'intérêt de la représentante onusienne pour le Akkar, face « à l'injustice dont souffre la région depuis l'indépendance ». « Mme Kaag était particulièrement concernée par le projet d'implantation d'une branche de l'Université libanaise et d'écoles techniques dans le Akkar, chose qui aidera les élèves à trouver des emplois », a-t-il dit. La coordinatrice spéciale s'est également penchée « sur les infrastructures de la région, en comparaison avec le reste du pays », a-t-il rapporté. Elle s'est informée des conditions de vie des réfugiés syriens, des programmes d'aide dont ils bénéficient et des répercussions de leur présence sur le taux de chômage des Libanais. « Nous avons réclamé davantage d'aides pour soutenir les efforts des habitants du Akkar », a-t-il dit à ce propos. Selon M. Merhebi, les députés ont évoqué la question des déchets avec la représentante onusienne. Ils l'ont invitée à intervenir afin que le Akkar bénéficie de l'avis d'experts indépendants en environnement.
Sur le plan politique, le député a indiqué avoir informé Sigrid Kaag que « la résolution de la crise syrienne passe nécessairement par la chute du régime syrien actuel et de Bachar el-Assad ». « La chute de Bachar el-Assad permettra alors de bâtir un nouveau régime politique juste et démocratique », a-t-il souligné.
Signalons que le nouvel ambassadeur de Turquie, Cagatay Erciyes, avait également effectué un périple au Akkar, samedi dernier, l'occasion pour lui de faire part des relations solides entre les peuples libanais et turc.


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