Commercialisé comme carburant bon marché, le diesel ne serait rien de plus qu'une pingrerie absurde, en tout cas pour la nouvelle époque. Dès les premiers jours, les coulisses du diesel étaient un peu louches. C'est Rudolf Diesel, un Allemand, qui a été loué pour son brevet du moteur diesel en 1897, bien que l'idée fût pensée et prototypée en 1885 par l'Anglais Herbert Akroyd Stuart. Le concept est passé par plusieurs phases de prototypes à travers tous les segments de transports, jusqu'aux sous-marins. Les ingénieurs français de Citroën ont ensuite montré le potentiel sur véhicule personnel même si son utilité était plutôt prédominante pour les camions et les tracteurs à grosse consommation. Il aura fallu presque 100 ans pour commercialiser le moteur diesel dans la Mercedes 300SD en 1978, suivie par la Peugeot 604, un superbe design de Pininfarina, sali par la combustion compressive.
D'où nous viennent ces émotions pas si mitigées face au diesel ? C'était un moteur un peu plus cher que l'essence certes, mais le prix et la consommation réduite de son carburant amortissaient le coût assez rapidement. Il était plus performant, plus économe, et ses moteurs, comptant moins de pièces, étaient plus endurants. Mais tout cela relève du passé. Aujourd'hui, le moteur à essence a rattrapé le diesel qui, lui, stagne. Il est vrai que ce dernier dégage toujours moins de particules de CO2, mais le revers de la médaille est bien pire. Il dégage aussi une quantité alarmante d'oxyde d'azote (NOX), qui est bien plus nocif, formant le smog dans les grandes agglomérations. Un smog qui peut provoquer de graves maladies respiratoires, une visibilité réduite, la contamination de notre eau et des pluies acides. Malheureusement, c'est toujours le CO2 qui est la bête noire des activistes antipollution. Le défi est donc de faire changer les avis et les tendances. Nous voici confrontés aux faits : le diesel a perdu son avantage en termes d'économie de consommation face à l'essence, il n'est plus moins cher, il est plus nocif, plus coûteux, plus compliqué à produire, moins flexible et moins performant...
Et puis vint le scandale cataclysmique Volkswagen. À part avoir impacté tous les domaines commerciaux, légaux, politiques et environnementaux, il a aussi confirmé des craintes populaires galopantes : le diesel arrive au bout de son évolution, et son existence n'a tout simplement plus aucun sens. Et ce n'est pas seulement VW qui souffre de ce problème. De récents tests montrent que tous les véhicules émettent en moyenne plus de 6 fois plus de NOX que prévu. Cela est dû au fait que les tests sont faits dans des conditions stérilisées que le monde ne peut jamais atteindre.
Il ne faut toutefois pas croire que ce carburant n'a entraîné que des ennuis. Pour les véhicules à lourde charge et effectuant de longs trajets, il est bien plus efficace que tout autre carburant. C'est aussi bien en parallèle au diesel que la technologie de l'essence a évolué en flèche grâce, en partie, à l'adaptation de plusieurs systèmes conçus pour le diesel. Tout compte fait, sans le diesel, nous ne serions peut-être pas encore arrivés à cette bifurcation technologique. Mais quelle voie emprunter ?
Nous nous sommes retrouvés face à l'obstacle énergétique, nous l'avons grimpé, et nous nous retrouvons actuellement sur le rebord, hésitants à sauter. Nous avons nos matériels électriques pour une descente sécurisée et calculée, et nous avons aussi, en cas de besoin, notre parachute essence et notre parachute de sécurité hybride. Il faut juste prendre son courage à deux mains et se laisser aller. Notre avenir ne se trouve pas dans les adaptations et les évolutions. Il ne se trouve même pas dans l'hybride qui, honnêtement, n'est jamais à la hauteur de ses promesses. Celles-ci ne sont rien de plus que des solutions à la « bazze' w lazze' ». Il faut passer à la rupture et réviser les systèmes automobiles depuis la case départ. Elon Musk et Carlos Ghosn, entre autres, l'ont bien compris, s'attaquant directement à l'option électrique sans passer par une escale dieso-hybride prolongée.
Une chose est sûre, le diesel mérite de s'éteindre, et le plus rapidement possible. Nous tirons notre chapeau à Volkswagen le remerciant d'avoir, par inadvertance, fait tomber le premier domino qui va aboutir au manque de confiance envers le diesel et à son inévitable condamnation. Le rideau est tombé, et le besoin d'une alternative plus pressant que jamais.
Auto - Feux Toujours Verts
Il était une fois le diesel...
OLJ / Par Serge KALDANY, le 19 octobre 2015 à 00h00


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Vous êtes a coté de a plaque Mr. Keldany. Les moteurs diesels ne sont pas prêt a s’éteindre encore car de nos jours ils sont et performants et moins polluant tout comme les moteurs a essence. Ce n'est pas parce que Wolkswagen a triché que tous les autres l'ont fait et que les moteurs diesel ne sont pas bons. Il ne va pas sans dire que les futur moteur a électricité seront surement moins polluant mais les constructeurs ne maîtrise toujours pas l'autonomie électrique des voitures. Quand aux voitures hybrides, il n'est pas vrai qu'elles consomme moins. Beaucoup d'essaie ont été fait qui prouvent que cela n'est pas 100% correct. Pour finir Peugeot a été l'une des pionnières a mettre sur le marché des voitures a énergie électrique a titre d'essai et cela remontre a plus d'une décennie. Nous en connaîtrons les résultats bientôt...
12 h 40, le 23 octobre 2015