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Moyen Orient et Monde - Irak

Le président du Parlement kurde empêché d’entrer à Erbil

Le Parlement du Kurdistan irakien. Archives AFP

Les forces de sécurité kurdes ont empêché hier le président du Parlement du Kurdistan irakien d'entrer à Erbil, nouveau signe de l'intensification de la crise politique qui secoue la région en guerre contre les jihadistes de l'État islamique (EI).
Selon son secrétaire particulier, Youssef Mohammad, qui se trouvait sur la route reliant Souleimaniyeh à Erbil, a été contraint de faire demi-tour par les forces loyales au Parti démocratique du Kurdistan (PDK), la formation du président Massoud Barzani.
« Il a été empêché par les forces du PDK et il est rentré (à Souleimaniyeh) », a déclaré son assistant, Daroun Rahim. « C'est un développement très dangereux. »
« C'est comme un coup d'État contre le droit et la démocratie », a indiqué à l'AFP Hoshyar Abdallah, membre Gorran du Parlement de Bagdad, qui accuse Massoud Barzani, dont le mandat a expiré en août, de s'accrocher au pouvoir. « Il est la cause de cette crise », a-t-il ajouté. Depuis août, M. Barzani a été maintenu en fonctions mais des partis kurdes sont opposés à sa reconduction car il a déjà effectué deux mandats (2005-2013), qui ont déjà été prolongés une fois (2013-2015).
Le PDK accuse le parti Gorran (« Changement »), la formation à laquelle appartient le président du Parlement, d'être à l'origine des dernières violences qui ont fait cinq morts au Kurdistan irakien. Cet incident fait suite à de violentes manifestations contre le PDK dans la province de Souleimaniyeh, base électorale du parti Gorran. Plusieurs permanences du PDK ont été attaquées et incendiées. Ces attaques étaient d'une intensité sans précédent depuis des années dans le Kurdistan irakien.
Tard dimanche soir, la direction du parti Gorran a rapporté que le Parti démocratique du Kurdistan l'avait informé que ses membres qui siègent au gouvernement régional du Kurdistan (GRK) étaient priés de ne pas revenir à leurs postes. Hemin Hawrami, un haut responsable du PDK, a indiqué de son côté sur son fil Twitter que le parti Gorran « ne faisait plus partie du gouvernement ».
(Sources : agences)

Les forces de sécurité kurdes ont empêché hier le président du Parlement du Kurdistan irakien d'entrer à Erbil, nouveau signe de l'intensification de la crise politique qui secoue la région en guerre contre les jihadistes de l'État islamique (EI).Selon son secrétaire particulier, Youssef Mohammad, qui se trouvait sur la route reliant Souleimaniyeh à Erbil, a été contraint de faire demi-tour par les forces loyales au Parti démocratique du Kurdistan (PDK), la formation du président Massoud Barzani.« Il a été empêché par les forces du PDK et il est rentré (à Souleimaniyeh) », a déclaré son assistant, Daroun Rahim. « C'est un développement très dangereux. »« C'est comme un coup d'État contre le droit et la démocratie », a indiqué à l'AFP Hoshyar Abdallah, membre Gorran du Parlement de Bagdad, qui...
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