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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Les attaques au couteau contre les Israéliens se multiplient

Netanyahu a promis d'agir avec « détermination » face aux violences, mais a reconnu qu'il n'y avait pas de « solution magique » pour les combattre.

Un lanceur de pierres poursuivi par un véhicule des forces de sécurité israéliennes lors des affrontements de Beit El à Ramallah. Abbas Momani/AFP

Les attaques à l'arme blanche contre des Israéliens se sont multipliées hier avec quatre nouveaux incidents qui ont fait sept blessés et créé un climat de grande nervosité en Israël, tandis que deux Palestiniens ont été tués dans l'escalade ininterrompue des violences.
Ainsi, sept Israéliens ont été blessés hier à l'arme blanche à Jérusalem, Tel-Aviv, dans le nord d'Israël et près d'une colonie de Cisjordanie occupée, selon la police et l'armée israéliennes.
À Tel-Aviv, Thaer Abou Ghazaleh, un Palestinien de 19 ans de Jérusalem-Est, a blessé quatre personnes dont une jeune soldate israélienne, avec un tournevis, a relaté la police. Il a été abattu par un soldat.
Près de la colonie de Kiryat Arba, à l'est d'Hébron, en Cisjordanie, dans un secteur de tensions permanentes entre Palestiniens et colons, un Palestinien a poignardé et grièvement blessé un civil israélien, selon l'armée israélienne. L'armée recherche l'agresseur.
Plus tôt, Soubhi Abou Khalifa, un Palestinien de 19 ans du camp de réfugiés de Chouafat à Jérusalem-Est, a gravement blessé un juif orthodoxe israélien à Jérusalem et a été arrêté, a dit la police. Dans l'après-midi, des heurts très violents ont éclaté dans ce camp quand les forces israéliennes ont voulu se rendre dans la maison du jeune Soubhi, peut-être pour la fouiller ou interroger des proches. Un jeune de 20 ans a été alors tué par les tirs israéliens.
Un soldat israélien a en outre été poignardé à Afoula, dans le nord d'Israël, selon la police et l'armée. Il souffre de blessures modérées. L'assaillant, arrêté, est un « membre d'une minorité », selon la police, formulation qui se réfère généralement à un Arabe.
Trois attaques avaient déjà eu lieu mercredi, poussant M. Netanyahu à demander aux Israéliens de se tenir en « état d'alerte maximale ». Depuis le 3 octobre, neuf attaques de ce genre, principalement de la part de jeunes Palestiniens isolés semblant agir sans coordination pour protester contre l'occupation, ont fait deux morts et treize blessés israéliens ou juifs. Quatre des assaillants présumés ont été tués.
Beaucoup d'Israéliens recommencent à regarder davantage par-dessus leur épaule. Un appel signalant à la police un individu suspect tenant un objet ressemblant à un couteau à Jérusalem-Ouest a déclenché une forte mobilisation policière. En outre, Israël a commencé hier à installer des détecteurs de métaux dans la vieille ville de Jérusalem, haut lieu de religion et de tourisme. Habituellement grouillante, cette zone n'était arpentée hier que par des centaines de policiers, ainsi que des touristes et pèlerins.

Jusqu'aux premières rues de Ramallah
Les violences suscitent depuis une semaine des comparaisons avec les intifadas de 1987 et de 2000. Les Palestiniens, souvent des jeunes, laissent exploser leur colère contre des décennies d'occupation. Depuis le 1er octobre, date du meurtre de deux colons en Cisjordanie, les violences ont tué quatre Israéliens et sept Palestiniens, dont quatre assaillants présumés.
Les confrontations entre lanceurs de pierres palestiniens et soldats ou policiers israéliens en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est se multiplient, ainsi que les représailles mutuelles entre Palestiniens et colons en Cisjordanie. De nouveaux affrontements se sont produits hier près du poste de contrôle israélien de Bet El, à la sortie de Ramallah, où des centaines d'étudiants venaient manifester. Les soldats israéliens ont poussé comme rarement jusqu'aux premières rues de Ramallah, où siège l'Autorité palestinienne.
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré en soirée qu'Israël était confronté à une « vague de terrorisme », principalement non organisée, mais selon lui favorisée par les incitations à la haine de la part de l'Autorité palestinienne, du mouvement islamiste le Hamas ou de certains pays régionaux. S'exprimant lors d'une conférence de presse, il a promis d'agir avec « détermination » face aux violences, mais reconnu qu'il n'y avait pas de « solution magique » pour les combattre.

Les attaques à l'arme blanche contre des Israéliens se sont multipliées hier avec quatre nouveaux incidents qui ont fait sept blessés et créé un climat de grande nervosité en Israël, tandis que deux Palestiniens ont été tués dans l'escalade ininterrompue des violences.Ainsi, sept Israéliens ont été blessés hier à l'arme blanche à Jérusalem, Tel-Aviv, dans le nord d'Israël et près d'une colonie de Cisjordanie occupée, selon la police et l'armée israéliennes.À Tel-Aviv, Thaer Abou Ghazaleh, un Palestinien de 19 ans de Jérusalem-Est, a blessé quatre personnes dont une jeune soldate israélienne, avec un tournevis, a relaté la police. Il a été abattu par un soldat.Près de la colonie de Kiryat Arba, à l'est d'Hébron, en Cisjordanie, dans un secteur de tensions permanentes entre Palestiniens et colons, un...
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