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Moyen Orient et Monde - Crise Des Réfugiés/Onu

Réunion sur les migrants : Ban souligne l’urgence de la situation

Entre 270 000 et 280 000 demandeurs d'asile sont arrivés en Allemagne au cours du seul mois de septembre, soit plus que le total enregistré en 2014.

Des réfugiés ont débarqué à grand-peine hier sur l’île de Lesbos. Dimitris Michalakis/Reuters

Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a insisté hier sur l'urgence d'une solution globale à la crise migratoire, particulièrement aiguë en Europe, avant une réunion sur ce thème à New York.
Le monde est confronté à « la pire crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale », a-t-il déclaré, alors que la guerre en Syrie a poussé des centaines de milliers de Syriens à l'exil. M. Ban a insisté sur la nécessité d'« un plan d'action global », alors que l'Europe reste divisée et que le flot des réfugiés continue à grossir.
Mardi soir, le G7 et les pays du Golfe se sont engagés à fournir 1,8 milliard de dollars aux agences de l'Onu qui aident les réfugiés syriens. Entre 270 000 et 280 000 migrants sont arrivés en Allemagne au cours du seul mois de septembre, soit plus que le total enregistré en 2014, selon les autorités régionales de Bavière (Sud). Outre l'engagement financier de 1,8 milliard du G7 et des pays du Golfe annoncé mardi soir, le Japon a également annoncé le versement de 1,5 milliard de dollars pour aider les réfugiés d'Irak et de Syrie et soutenir les efforts de paix au Proche-Orient et en Afrique.
Lors du sommet d'hier, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, très critiqué pour sa politique antimigrants, devait défendre sa ligne dure, et notamment les clôtures controversées qu'il a fait ériger aux frontières de son pays. La Hongrie, qui a vu transiter quelque 300 000 migrants cette année, veut proposer l'introduction de « quotas mondiaux » pour la répartition des réfugiés. « L'Europe ne doit pas supporter seule la charge des migrants », a déclaré mardi à New York le chef de la diplomatie hongroise Peter Szijjarto. « L'Europe n'est pas en état d'accepter des centaines de milliers, voire des millions de migrants économiques. » Budapest milite pour le déploiement d'une force européenne destinée à empêcher le débarquement en Grèce des migrants arrivant de Turquie.
Les autorités hongroises, qui ont érigé une clôture barbelée sur la « frontière verte » (non délimitée par la rivière Drave) entre les deux pays, entendent la fermer prochainement aux migrants, comme elles l'ont déjà fait avec la frontière serbe. À Beremend, comme plus à l'ouest au poste de Letenye, des ouvriers installaient hier des conteneurs destinés à matérialiser les futures « zones de transit », où la Hongrie entend examiner à l'avenir les demandes d'asile sans laisser les migrants pénétrer formellement sur son territoire. Et l'Italie a fait évacuer hier un camp de migrants à sa frontière française, à Vintimille. Pour faire face à cet afflux continu, l'Allemagne, principal pays de destination des migrants, a aussi durci mardi les règles pour certaines catégories de demandeurs d'asile. Le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizière, a aussi proposé hier d'étendre aux frontières terrestres de l'Allemagne une procédure d'examen accélérée des demandes d'asile, déjà active dans les aéroports.
Dans ce contexte, et en une journée, quelque 6 000 personnes sont encore arrivées en Europe par la mer, portant à 520 957 le nombre de réfugiés ayant rejoint le continent par cette voie, selon un décompte du HCR hier. Les trois quarts d'entre eux débarquent en Grèce, dans des conditions toujours périlleuses. Près de 3 000 personnes se sont noyées en Méditerranée depuis le début de l'année. Une femme et son enfant ont d'ailleurs péri hier lors d'un naufrage au large de l'île grecque de Lesbos, l'une des principales portes d'entrée de migrants en mer Égée, dont les rivages sont jonchés de gilets de sauvetage et d'épaves de canots pneumatiques.
(Source : AFP)

Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a insisté hier sur l'urgence d'une solution globale à la crise migratoire, particulièrement aiguë en Europe, avant une réunion sur ce thème à New York.Le monde est confronté à « la pire crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale », a-t-il déclaré, alors que la guerre en Syrie a poussé des centaines de milliers de Syriens à l'exil. M. Ban a insisté sur la nécessité d'« un plan d'action global », alors que l'Europe reste divisée et que le flot des réfugiés continue à grossir.Mardi soir, le G7 et les pays du Golfe se sont engagés à fournir 1,8 milliard de dollars aux agences de l'Onu qui aident les réfugiés syriens. Entre 270 000 et 280 000 migrants sont arrivés en Allemagne au cours du seul mois de septembre, soit plus que le total enregistré en...
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