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Moyen Orient et Monde - Sommet

Obama optimiste sur un succès contre l’EI

En marge de l'Assemblée générale de l'Onu, le président américain a convoqué une réunion des membres de sa coalition antiterroriste pour remobiliser ses troupes.

Le président Barack Obama s’exprimait hier au sommet réunissant les membres de sa coalition antiterroriste à New York. À sa gauche, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi. Photo AFP

Le président américain Barack Obama a affirmé hier lors d'un sommet réunissant les membres de sa coalition antiterroriste que les combattants du groupe État islamique finiraient par être vaincus. La Russie, qui insiste pour maintenir Assad au pouvoir afin de combattre l'EI, a snobé ce sommet antiterroriste en n'y envoyant qu'un diplomate. Moscou avait été invité, mais pas l'Iran, qui aide pourtant l'Irak et la Syrie à combattre l'EI. Étaient également présents une centaine d'organisations régionales et de représentants de la société civile et religieuse. Pour le président américain, les combattants de l'EI « finiront par perdre », même si le combat sera long et « très difficile ». Il demandera « des efforts soutenus de la part de tous », a-t-il insisté, et « nos efforts militaires ne suffiront pas », a mis en garde le président américain devant les dirigeants de 104 pays. « En Syrie, vaincre l'EI nécessite un nouveau dirigeant » remplaçant Bachar el-Assad, a-t-il répété.
M. Obama avait convoqué cette réunion, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, pour remobiliser ses troupes, un an après le lancement de la coalition militaire contre les jihadistes, à laquelle participent une soixantaine de pays. Le sommet devait aussi évoquer la menace que font peser les « combattants terroristes étrangers » une fois revenus des champs de bataille syriens ou irakiens, et la manière de contrer la propagande extrémiste. M. Obama a accueilli le Nigeria, attaqué par le groupe islamiste Boko Haram, la Tunisie et la Malaisie dans la coalition qui compte une soixantaine de pays, dont le Royaume-Uni, la France et les voisins arabes de la Syrie.

Fabius critique Moscou
La coalition a mené depuis un an plus de 5 000 frappes aériennes contre des positions de l'EI en Irak et en Syrie. La France vient de se joindre aux raids en Syrie en détruisant dimanche un camp d'entraînement du groupe EI. Ce qui a fait dire hier à son chef de la diplomatie Laurent Fabius qu'elle « tape Daech (acronyme arabe de l'EI), mais les Russes, pour le moment, pas du tout ». Le chef de la diplomatie française a critiqué hier « ceux qui parlent beaucoup mais qui n'ont pas engagé un avion » dans la lutte contre les jihadistes de l'EI, invitant Moscou à combattre l'EI « concrètement » plutôt que « médiatiquement ».
Lors de son discours, M. Obama a évoqué des succès militaires contre l'EI dans le nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, et la « libération de Tikrit », en Irak. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a, pour sa part, réclamé « l'aide de la communauté internationale pour financer l'équipement de ses soldats ».
En l'absence d'opérations au sol, dont ni Washington ni Moscou ne veulent entendre parler, les jihadistes contrôlent toujours de vastes territoires en Irak et en Syrie. L'EI a aussi pris pied au Yémen, en Libye et en Afghanistan, profitant du chaos ambiant. Par ailleurs, un ambitieux programme de formation de 5 000 rebelles syriens par le Pentagone a également tourné au fiasco.
(Source : AFP)

Le président américain Barack Obama a affirmé hier lors d'un sommet réunissant les membres de sa coalition antiterroriste que les combattants du groupe État islamique finiraient par être vaincus. La Russie, qui insiste pour maintenir Assad au pouvoir afin de combattre l'EI, a snobé ce sommet antiterroriste en n'y envoyant qu'un diplomate. Moscou avait été invité, mais pas l'Iran, qui aide pourtant l'Irak et la Syrie à combattre l'EI. Étaient également présents une centaine d'organisations régionales et de représentants de la société civile et religieuse. Pour le président américain, les combattants de l'EI « finiront par perdre », même si le combat sera long et « très difficile ». Il demandera « des efforts soutenus de la part de tous », a-t-il insisté, et « nos efforts militaires ne suffiront...
commentaires (3)

L'EI c'est RIEN ! Le plus important est de mouiller et puis écraser, sous le sabre des musulmans, le Nain poutinien.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

07 h 37, le 01 octobre 2015

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Commentaires (3)

  • L'EI c'est RIEN ! Le plus important est de mouiller et puis écraser, sous le sabre des musulmans, le Nain poutinien.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 37, le 01 octobre 2015

  • LA RIGOLADE ! EN QUEL AN DE GRACE S.V.P. ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 22, le 30 septembre 2015

  • En 2005, le Qatar prit la succession des Saoudiens. Avec ce nouveau parrainage, les Frères parvinrent à convaincre certains d’entre nous qu’ils avaient changé et qu’ils étaient désormais capables d’exercer le pouvoir. David Petraeus, contre l’avis de la Maison-Blanche, soutint le « Printemps arabe ». D’abord séduits, des Tunisiens, des Égyptiens, des Libyens et des Syriens se révoltèrent bientôt contre les Frères. En 2012, la Maison-Blanche, excédée, exigea l’abdication de l’émir de Qatar et se débarrassa de David Petraeus. Les Frères se placèrent alors sous la protection de Recep Tayyip Erdoğan. Un pas supplémentaire a été franchi avec la décision de Daesh de proclamer un califat, malgré l’opposition d’Al-Qaïda pour qui le temps n’est pas encore venu. Petit à petit, la multitude des groupuscules fanatiques inspirés par les Frères, en Afrique et en Asie, se rallie au sabre maculé de sang du « calife ». Le terrorisme évolue. Après les assassinats politiques, après les opérations para-militaires, les Frères procèdent à un nettoyage idéologique sur une vaste échelle, épurant la communauté sunnite et massacrant toutes les autres, pour ne régner en définitive que sur un vaste cimetière. Ils ne cachent pas leur ambition de renverser un à un tous les régimes arabes et de nous attaquer chez nous. Nous devons dresser un bilan de l’action de la Confrérie et revoir nos a priori fondés sur les mensonges de cette malheureuse alliance.

    FRIK-A-FRAK

    13 h 46, le 30 septembre 2015

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