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Moyen Orient et Monde - Burkina Faso

Tension à Ouagadougou autour du désarmement du régiment putschiste dissous

Les bureaux du Premier ministre, à Ouagadougou. Sia Kambou/AFP

Le désarmement du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'unité d'élite auteure du coup d'État du 17 septembre au Burkina Faso, dissoute par le gouvernement, a causé durant le week-end incertitudes et tension à Ouagadougou. Cette mesure de dissolution a été annoncée vendredi soir par le gouvernement de transition, qui a tenu son premier conseil après l'échec du putsch. Le gouvernement a également créé une commission d'enquête sur les événements.
Entamé vendredi soir, puis stoppé samedi matin, le processus de désarmement du RSP a repris dans l'après-midi, selon une source de l'armée loyaliste envers le gouvernement de transition.
Selon une source du RSP vendredi, le désarmement ne s'est pas déroulé facilement, des soldats ne voulant pas rendre leurs armes sans des garanties sur leur sécurité et celle de leur famille.
Le régime de transition a annoncé samedi un deuxième train de mesures contre les putschistes et leurs soutiens supposés. La justice a ordonné le gel des avoirs du chef des putschistes, le général Gilbert Diendéré, ainsi que du parti de l'ancien président Blaise Compaoré, le CDP et d'une douzaine d'autres personnalités. Le sort du général Diendéré restait toujours en suspens, alors que les violences liées au coup d'État ont fait 10 morts parmi les manifestants antiputsch.
La dissolution du RSP a été saluée samedi par la société civile et une partie de la classe politique. Me Guy-Hervé Kam, porte-parole du Balai citoyen, qui avait eu un rôle capital dans la chute du régime de Blaise Compaoré en octobre 2014, a dit avoir appris la dissolution « avec soulagement et un sentiment de joie », soulignant qu'« il y a quelque chose de positif dans le coup (d'État) ».

(Source : AFP)

Le désarmement du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'unité d'élite auteure du coup d'État du 17 septembre au Burkina Faso, dissoute par le gouvernement, a causé durant le week-end incertitudes et tension à Ouagadougou. Cette mesure de dissolution a été annoncée vendredi soir par le gouvernement de transition, qui a tenu son premier conseil après l'échec du putsch. Le gouvernement a également créé une commission d'enquête sur les événements.Entamé vendredi soir, puis stoppé samedi matin, le processus de désarmement du RSP a repris dans l'après-midi, selon une source de l'armée loyaliste envers le gouvernement de transition.Selon une source du RSP vendredi, le désarmement ne s'est pas déroulé facilement, des soldats ne voulant pas rendre leurs armes sans des garanties sur leur sécurité et celle de...
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