À quatre manches du terme, aucun verdict pour le championnat du monde de MotoGP n’a été livré hier sur le circuit d’Alcañiz, en Espagne, lors du GP d’Aragon qui fut spectaculaire. Jaime Reina/AFP
Rien n'est joué : Jorge Lorenzo a réduit son retard sur Valentino Rossi et pimenté la fin de saison de MotoGP en s'imposant, hier, au GP d'Aragon.
À quatre manches du terme, aucun verdict pour le championnat du monde n'a été livré sur le circuit d'Alcañiz, dans le nord-est de l'Espagne. Et la course, très spectaculaire, a contribué à entretenir le suspense, à l'image de la splendide passe d'armes entre Dani Pedrosa (2e) et Rossi (3e). Il faut dire que devant eux, Lorenzo (Yamaha) a rapidement été intouchable devant son public. Avec son style fluide, le Majorquin a mené de bout en bout, bien aidé par l'abandon de son poursuivant le plus proche, Marc Marquez (Honda). « Quand Marc a chuté, je me suis mis à respirer beaucoup plus tranquillement », a résumé Lorenzo.
Cette sixième victoire de la saison permet à Lorenzo de grignoter neuf points sur Rossi, qui ne le devance plus que de 14 longueurs au championnat (263 points contre 249 points). Avec encore 100 points maximum à prendre sur les quatre dernières courses, tout reste donc à faire... « Je reste un requin qui tente d'attraper ce petit poisson jaune », a plaisanté Lorenzo au sujet de Rossi et de son casque fluo.
Entre les deux équipiers, les relations semblent bonnes, mais il y a aussi des moments de tension, comme ce bref accrochage avant la course, lorsque Rossi a manqué de percuter Lorenzo en rentrant dans les stands. Malgré tout, le nonuple champion du monde italien pouvait avoir le sourire, car ce circuit aragonais ne lui a jamais réussi. En finissant 3e, il a limité les dégâts même sans réussir à doubler Dani Pedrosa (Honda). « Cela n'a pas été possible, mais ce résultat n'est pas mauvais », a philosophé Rossi.
Pour l'expérimenté italien, la meilleure nouvelle du week-end est peut-être la chute de Marquez, qui revenait très fort ces dernières semaines. Le double champion du monde en titre semble pratiquement écarté de la course au sacre, à 79 longueurs de Rossi. « Je ne peux que demander pardon, c'est entièrement mon erreur et je dois apprendre de cela », a regretté Marquez après cette nouvelle chute à Alcañiz, comme en 2014. « Pour le triplé, il faut tourner la page », a-t-il dit en conclusion.
(Source : AFP)

