Des joueurs du XV de France à l’entraînement au « Selsdon Park Hotel and Golf Club », à Croydon, au sud de Londres. Franck Fife/AFP
Même remanié, on ne voit vraiment pas ce qui pourrait faire dérailler le XV de France, ce soir (à 22h00 heure de Beyrouth), face aux modestes « Chênes » roumains, contre lesquels il faudra faire le plein pour le second rendez-vous de la Coupe du monde, au Stade olympique de Londres.
Bien sûr, après un week-end qui a vu le Japon piétiner avec entrain l'honneur de l'Afrique du Sud (34-32), certains diront qu'il ne faut jurer de rien. Surtout quand il s'agit du XV de France, cette équipe capable de s'autodissoudre contre les Tonga (19-14), il y a quatre ans, puis d'engager un terrible bras de fer face à la Nouvelle-Zélande (8-7), quelques semaines plus tard, en finale de la Coupe du monde.
Bref, les souvenirs d'accidents industriels ne sont jamais très loin et autant les garder en tête avant d'aborder ce qui doit être un simple examen de routine, contre la 17e nation mondiale. D'ailleurs, en guise d'avertissement, le manager et sélectionneur Philippe Saint-André a rappelé qu'il avait laissé un peu de sa dignité face aux Roumains à Auch, en mai 1990, lors d'une infamante défaite (12-6). C'était un temps où la Roumanie faisait encore peur à quelques-uns par les vertus de ses avants, décrochant ci et là quelques succès d'estime. Depuis, les structures du rugby roumain se sont délitées et le petit championnat semi-professionnel survit balin-balan.
« Nos points forts, c'est évidemment une grosse défense, la puissance de nos avants », résume le président de la Fédération roumaine, Hari Dumitras, capitaine des Chênes en 1990 lors de leur dernière victoire face aux Bleus.
Les coiffeurs en piste
Le XV de France a plutôt bien lancé sa Coupe du monde, samedi à Twickenham, contre l'Italie (32-10) et il y a donc un petit élan à entretenir, nourri de trois victoires d'affilée contre l'Angleterre (25-20) et l'Écosse (19-16), en matches de préparation, puis les Azzuri. Loin d'être anodin, un quatrième succès permettrait d'égaler la meilleure série de l'ère Saint-André (juin-novembre 2012).
C'est dans cette perspective, et en misant d'abord sur la fraîcheur des troupes quatre jours après les premières cavalcades, que l'encadrement des Bleus a très largement chamboulé son XV de départ, opérant 13 changements. Saint-André a façonné son équipe avec une idée derrière la tête : celle d'asphyxier les Roumains. Mais cela passera par un peu plus de discipline que face à l'Italie (16 pénalités) et une meilleure conservation du ballon oval, notamment dans les zones de ruck, pour préserver la vitesse de jeu.
Philippe Saint-André a donc prévenu : hors de question de s'enferrer dans de stériles solutions individuelles pour briller. « Je ne veux pas quinze joueurs égoïstes qui ne jouent que pour eux », a-t-il martelé.
(Source : AFP)


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