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Liban - Association

Pour garder vivante la mémoire de Abdallah Lahoud

Une jeune créatrice de mode, Nadine Mneimneh, a été récompensée lundi, à l'occasion du lancement de la Fondation Abdallah Lahoud, pour l'originalité de son projet de start-up.

Vue de l’assistance, lors de la cérémonie de lancement de la Fondation Abdallah Lahoud.

Il s'appelait Abdallah Lahoud. Il était jeune, beau et brillant, mais aussi travailleur, dynamique et ambitieux. En 2011, un crash d'avion en Irak a arraché le jeune homme de 37 ans à l'affection des siens. Il était au sommet de sa carrière qu'il menait à Londres, dans l'investissement, après un MBA à l'Université Columbia de New York. Il était promis à un brillant avenir. Le destin en a décidé autrement.
C'est pour garder vivante la mémoire de leur fils que Youssef et Mona Lahoud ont pris l'initiative de créer en 2013 une fondation portant son nom, avec l'aide de leurs proches et amis. Une fondation qui s'est fixé pour mission « d'encourager les jeunes Libanais aux idées créatives, aux talents d'entrepreneurs », comme le précise à L'Orient-Le Jour Manal Lahoud Letayf, sœur du disparu et trésorière
de l'association.

Développer le prêt-à-porter local
À l'occasion de son lancement, avant-hier, dans le merveilleux cadre de la villa Audi, à Sursock, la Fondation Abdallah Lahoud a offert un prix de 15 000 dollars à une jeune créatrice de mode, Nadine Mneimneh, pour l'originalité de son projet de start-up.
Sélectionnée parmi 23 jeunes entrepreneurs tout aussi créatifs, triés sur le volet par l'Amideast, partenaire de la fondation dans ce premier événement, la designer a séduit le jury en proposant la création d'une entreprise qui fournit des services aux jeunes créateurs libanais, dans les domaines du développement, de l'exécution et de la production de leurs collections de prêt-à-porter. « Les jeunes créateurs ont tellement de difficulté à trouver une main-d'œuvre qualifiée, de nos jours », explique-t-elle à L'OLJ. La jeune femme, qui se qualifie de « designer de prêt-à-porter contemporain minimaliste », est « passionnée par la technicité » de la création d'un vêtement. Elle ne veut en aucun cas « s'arrêter au côté artisanal du prêt-à-porter libanais », mais voudrait « le moderniser, le pousser à devenir industriel ». À long terme, elle rêve de contribuer au « développement de l'économie libanaise » et au « rayonnement du secteur de la mode locale, au Liban et à l'étranger ». Le coup de pouce de la Fondation Abdallah Lahoud lui permettra, espère-t-elle, de « réaliser son rêve ».

Jeunes entrepreneurs dynamiques, à l'image du disparu
C'est devant un parterre de proches et d'amis de la famille Lahoud que s'est déroulé le lancement de la fondation, parmi lesquels Mona Hraoui, veuve de l'ancien président Élias Hraoui, le banquier et ancien ministre Raymond Audi, le président du syndicat des entrepreneurs des travaux publics, Fouad el-Khazen, pour ne citer que ces quelques personnalités. « Je n'ai pas les mots pour exprimer ma profonde émotion... tellement mon cœur bat », a avoué à l'assistance l'ami d'enfance de Abdallah Lahoud, Fouad Zmokhol, également vice-président de la Fondation Abdallah Lahoud et président du Rassemblement des chefs d'entreprise libanais (RDCL). Après avoir rendu hommage à l'ami disparu et expliqué l'objectif de la fondation, M. Zmokhol a salué le dynamisme des jeunes entrepreneurs libanais qui « refusent de céder au désespoir et continuent de vouloir investir, malgré la crise actuelle ».
« Je voudrais souhaiter un franc succès à la jeune lauréate », a souligné, à son tour, le père du défunt et président de la Fondation Youssef Lahoud. La voie chargée d'émotion, il a souhaité que l'action de la Fondation Abdallah Lahoud, créée pour rendre hommage au fils décédé, mais aussi au grand-père (le père de Youssef Lahoud), « un brillant avocat et une ancienne figure littéraire », soit une « réelle motivation pour les jeunes entrepreneurs libanais, hommes ou femmes ». Le président de la fondation n'a pas manqué pour l'occasion de remercier les partenaires et sponsors qui ont participé à l'événement et à la sélection des candidats. « Des candidats sélectionnés et récompensés pour leur ténacité, leur créativité, leur esprit d'entreprise, et qui nous rappellent notre Abdallah Lahoud... parce que nous l'aimons, tout simplement », a conclu l'ami de la famille, Chadi Karam.

Il s'appelait Abdallah Lahoud. Il était jeune, beau et brillant, mais aussi travailleur, dynamique et ambitieux. En 2011, un crash d'avion en Irak a arraché le jeune homme de 37 ans à l'affection des siens. Il était au sommet de sa carrière qu'il menait à Londres, dans l'investissement, après un MBA à l'Université Columbia de New York. Il était promis à un brillant avenir. Le destin en a décidé autrement.C'est pour garder vivante la mémoire de leur fils que Youssef et Mona Lahoud ont pris l'initiative de créer en 2013 une fondation portant son nom, avec l'aide de leurs proches et amis. Une fondation qui s'est fixé pour mission « d'encourager les jeunes Libanais aux idées créatives, aux talents d'entrepreneurs », comme le précise à L'Orient-Le Jour Manal Lahoud Letayf, sœur du disparu et trésorièrede...
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