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Moyen Orient et Monde - Migrants

Les États-Unis veulent accueillir 85 000 réfugiés en 2016, 100 000 en 2017

Au moins treize personnes, dont six enfants, sont mortes au large des côtes turques après la collision d'un ferry et de leur canot pneumatique en pleine nuit.

Des réfugiés descendent d’un train en Croatie. Elvis Barukcic/AFP

Les États-Unis comptent accueillir en 2016 85 000 réfugiés, dont 10 000 Syriens, puis 100 000 en 2017, a annoncé hier le secrétaire d'État américain John Kerry lors d'un déplacement à Berlin, qui est en première ligne dans la crise migratoire frappant l'Europe.
« Nous allons monter à 85 000 dont au moins 10 000 spécifiquement de Syrie dans le courant de l'année prochaine. Et lors de l'année fiscale suivante (octobre 2016-octobre 2017), nous allons viser 100 000 », a déclaré M. Kerry à la presse à l'issue d'une rencontre avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier. Le chef de la diplomatie américaine a expliqué que son pays « voudrait en prendre plus » mais que cela est difficile depuis les attentats du 11 septembre 2001. M. Kerry a par ailleurs salué le comportement de l'Allemagne durant la crise migratoire frappant le continent européen, y voyant « un exemple remarquable », alors que le pays s'attend à accueillir entre 800 000 et un million de demandeurs d'asile d'ici à la fin de l'année.
En marge d'une visite officielle au Maroc, le président français François Hollande a souhaité que la question « extrêmement délicate de la répartition des migrants » soit réglée avant ce sommet. De leur côté, les chefs de la diplomatie du groupe de Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie et Hongrie) vont rencontrer leur homologue luxembourgeois aujourd'hui à Prague pour parler de la crise migratoire. Et demain les ministres de l'Intérieur de l'UE doivent se retrouver, à la veille d'un sommet à Bruxelles, pour tenter de surmonter leurs divisions sur cette crise migratoire alors que ne tarit pas le flux de migrants affrontant un périple éprouvant depuis la Turquie vers le nord et l'ouest de l'Europe.
Après plusieurs jours d'isolation avec la Serbie, la Hongrie a rouvert hier le poste-frontière serbo-hongrois de Röszke-1, à quelques kilomètres du lieu d'affrontements entre policiers hongrois et migrants mercredi. Malgré les propos fermes, les kilomètres de barbelés annoncés à ses frontières et après ces heurts vivement critiqués dans le monde, Budapest a commencé, sans dire mot, à transporter des milliers de migrants tout près de la frontière autrichienne, visiblement soucieux que ces personnes traversent et quittent rapidement ensuite son territoire.

Chorégraphie bien réglée
Ces milliers de migrants, acheminés en car vers deux centres d'enregistrement hongrois tout près de l'Autriche, avaient traversé ensuite la frontière à pied sans être inquiétés par les policiers hongrois, selon des journalistes de l'AFP et des policiers autrichiens sidérés. Quelque 11 000 migrants, principalement des réfugiés syriens, afghans et irakiens fuyant les conflits, étaient passés samedi, plusieurs autres milliers sont arrivés pendant la nuit puis hier. L'influx de migrants entrant en Croatie depuis la Serbie restait important. Zagreb a comptabilisé 21 000 entrées depuis mercredi et ce n'est pas fini, selon le ministère de l'Intérieur.
La plupart passent par le poste-frontière de Tovarnik où ils sont ensuite transportés principalement vers la frontière hongroise, Beremend et Letenye. Sur le terrain, une coordination efficace s'est installée entre Croatie et Hongrie.
Au poste-frontière de Beremend, dans le nord-est de la Croatie, une chorégraphie bien réglée s'est mise en place : un autocar croate s'arrête à quelques mètres de la frontière. Les passagers descendent. Ils franchissent à pied les quelques mètres les séparant de la Hongrie. Ils montent dans un autocar hongrois qui démarre aussitôt.
Par ailleurs, au moins treize personnes, dont six enfants, sont mortes au large des côtes turques après la collision d'un ferry et de leur canot pneumatique en pleine nuit. Vingt-deux personnes ont pu être sauvées mais huit enfants de moins de douze ans font partie des disparus. Le groupe avait payé mille euros par tête à un passeur turc. Ils ont eu plus de chance en Libye, où 215 migrants, dont 50 femmes et un nourrisson, ont été secourus par les gardes-côtes, ainsi qu'en Italie, où 610 personnes en tout ont été prises en charge au cours de plusieurs opérations de sauvetage en mer.
(Source : AFP)


Les États-Unis comptent accueillir en 2016 85 000 réfugiés, dont 10 000 Syriens, puis 100 000 en 2017, a annoncé hier le secrétaire d'État américain John Kerry lors d'un déplacement à Berlin, qui est en première ligne dans la crise migratoire frappant l'Europe.« Nous allons monter à 85 000 dont au moins 10 000 spécifiquement de Syrie dans le courant de l'année prochaine. Et...

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