Le député Antoine Ghanem a été assassiné le 19 septembre 2007 dans un attentat.
Pour la huitième commémoration de l'assassinat du député Antoine Ghanem et de ses camarades, Nouhad Gharib et Tony Daou, le 19 septembre 2007, une messe a été célébrée samedi en l'église du Sacré-Cœur, à Badaro, par le vicaire patriarcal, Mgr Antoine Seif. La cérémonie, qui s'est déroulée avec la participation des familles des défunts, a vu la présence de Joyce Gemayel, représentant son époux, l'ancien président Amine Gemayel, du président du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, du ministre du Travail, Sejaan Azzi, des députés Fady Habre et Nadim Gemayel, et de plusieurs présidents de municipalité.
Rendant hommage aux disparus, Mgr Seif a salué leur martyre, et rappelé leur engagement de résistants et leur grande moralité. « L'ancien député Antoine Ghanem était toujours prêt à rendre service, sans rien demander en retour », a-t-il souligné, tout en évoquant son parcours au sein du parti Kataëb.
C'est Rania Ghanem qui a prononcé le mot de la famille du député disparu, après avoir rendu hommage à toutes les victimes de l'attentat, parmi lesquelles Charles Chikhani et Samia Baroudi. « Le sort des héros des Kataëb est peut-être le martyre, à travers l'histoire du Liban », a-t-elle dit, rendant hommage par le fait même à l'ancien président Bachir Gemayel et à l'ancien ministre Pierre Gemayel, « morts pour défendre la patrie ». Et de rappeler l'amour d'Antoine Ghanem pour le Liban. « Il nous a enseigné l'amour de la patrie. Il nous a aussi appris que vivre dans un pays sans liberté signifie la mort sans souveraineté, l'esclavage sans indépendance, la prison », a-t-elle dit, faisant part du refus de son père que les Libanais « deviennent un peuple esclave, prisonnier, sans dignité ». Elle a surtout insisté sur la nécessité « de ne pas céder au désespoir », malgré la détermination des « forces de l'ombre ». « En assassinant nos héros, ils ont cru pouvoir effacer nos traces. Mais ils n'ont pas compris que couper les branches d'un arbre ne fait que renforcer l'attachement de ses racines au sol », a-t-elle conclu.


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