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Culture

« Blossom Project » apporte une fleur au dialogue Orient-Occident

Concert
17/09/2015

Le pianiste et compositeur Élie Maalouf a fondé il y a un peu plus d'un an le Blossom Project, un trio composé d'Ihab Radwan (Égypte) au oud et à la guitare électrique, de Youssef Zayed (Palestine) aux percussions et de lui-même au piano et au bouzouk.
C'est au Phono Museum Paris, antre étrange et attachant, aux murs tapissés d'affiches anciennes représentant des phonographes, que s'est déroulé le premier concert de ce jeune ensemble. Mariage musical fort réussi et harmonieux entre trois artistes accomplis, tous originaires de la même région du monde et qui, avec leur vécu, leurs différences et leurs points communs, apportent leur talent et leur savoir-faire pour créer un son original et homogène qui n'appartient qu'à eux. Ici, le dialogue Orient-Occident n'est pas un vain mot et les trois musiciens, nourris de leur double culture, mettent leur connaissance des outils de la musique occidentale au service de leur âme orientale.
Les pièces s'enchaînent, présentées tour à tour par leurs compositeurs, tantôt Élie Maalouf ou bien Ihab Radwan, chacun prenant la parole pour raconter avec humour et tendresse la genèse de tel morceau, le pourquoi de telle interprétation, le comment de telle harmonie. Ballades calmes et romantiques ou bien rythmes endiablés, le principe est toujours le même : jouer la musique puis la « tortiller » dans tous les sens, se partager le thème entre pianiste et guitariste, se le lancer de l'un à l'autre, pendant qu'imperturbable, le percussionniste assure son rôle structurant et scande le rythme en soutenant le délire de ses deux compères. Déconstruire la musique pour finalement la reconstruire jusqu'à une forme d'apothéose, le tout en se lançant des regards complice et parfois amusés qui en disent long sur la joie des musiciens de se produire ensemble.
Élie Maalouf s'empare du piano avec dextérité et sensibilité et ce musicien polyvalent n'hésite pas à surprendre son public en interprétant une danse au bouzouk, instrument rare qu'il a fait fabriquer au Liban dans du bois de cèdre. Ihab Radwan jongle entre oud et guitare électrique avec une belle aisance et, tout en passant d'un instrument à l'autre, ne dédaigne pas de déclamer quelques vers du poète persan Hafez qui lui a inspiré une splendide mélodie.
Blossom Project est une formation à surveiller de près. Ces trois musiciens ont réussi à faire passer un moment de grâce à une salle pleine à craquer et qui ne voulait plus les laisser partir. Souhaitons à leurs projets de fleurir dans un jardin musical digne de leur talent !

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