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Lifestyle - Beyrouth Insight

Milagros Hernando Echevarria, ambassadrice (aussi) de la mode espagnole

À l'occasion de l'événement « Spanish looks on the Streets of Beirut », Milagros Hernando Echevarria fait défiler aujourd'hui certaines marques à The Garten, au Biel, pour mettre en avant le goût et le talent de sa chère patrie.

Photo Michel Sayegh

Elle n'est sans doute pas une fashionista, Milagros Hernando Echevarria, mais elle aime la mode en tant que style de vie et... le rouge. Les murs de son bureau, sa tenue du jour, et puis cette chaleur qu'elle dégage en quelques minutes en sont des indices teintés de passion. Arrivée au Liban en juillet 2012, c'est un peu l'heure des bilans, trois ans plus tard. Plus qu'à mi-chemin de sa mission, elle revient sur cette expérience libanaise qu'elle essaie de remplir au mieux. Car après le Pérou puis la République tchèque, c'est elle qui a choisi le Liban pour occuper ce poste de responsabilité. « J'ai proposé Beyrouth, non pas à cause de la lettre B que j'aime, (elle est née à Bilbao), confie-t-elle en souriant, mais parce que je voulais être dans un pays de cette région où les printemps arabes étaient lancés. Je croyais que peut-être nous étions en train d'écrire un moment historique sur l'évolution sociopolitique du monde, et que je serais dans un endroit qui me donnerait une idée plus claire sur les événements, les différentes lignes de pouvoir et les stratégies de certaines puissances. »
Trois ans plus tard, l'ambassadrice confirme être « moins dans les clichés, mais dans une approche plus sophistiquée ». « Je suis fière de ce que j'essaie de lire, d'écrire et de comprendre », dit-elle.

La Méditerranée dans le sang
Fière aussi d'avoir travaillé sur la « marque Espagne » en participant à de nombreux événements liés à certains secteurs économiques libanais dans lesquels son pays a une présence importante : le vin et la gastronomie, la construction et enfin la mode. « J'aime la mode du point de vue de la création et de l'innovation, souligne Milagros Hernando Echevarria, plutôt que de m'intéresser à ce qui se porte ou pas. La mode espagnole décrit une société, une façon d'approcher le vêtement. Et la société libanaise en est très proche, proche de cette manière très méditerranéenne d'imaginer la vie chaque jour et de célébrer les batailles. » Pour illustrer ce rapprochement, et les intérêts à la fois culturels et commerciaux qui unissent l'Espagne et le Liban, « Spanish looks on the Streets of Beirut » a été imaginé par l'ambassadrice (assistée par Manuel Duran, premier conseiller, ainsi que toute son équipe et la société Tarte aux poires), « pour s'amuser et pas pour vendre », précise-t-elle. Au programme, aujourd'hui à partir de 17 heures à The Garten, des stands qui proposent de découvrir quelques marques de vêtements, suivi d'une performance « plus théâtrale que défilé », à partir de 19 heures, avec un casting d'amateurs d'âges différents. Un choix voulu par les organisateurs pour une approche plus ludique et informelle. « Ce rendez-vous n'est pas uniquement une promotion commerciale, mais essentiellement culturelle. La promotion d'un modèle de société qui n'a pas besoin de beaucoup d'argent pour s'habiller avec goût. »

Avant de partir
À l'heure des bilans remontent aussi les souvenirs. Les pires : la mort du jeune soldat espagnol de la Finul, Francisco Javier, le 28 janvier dernier, tué dans le secteur de Chebaa par des tirs d'artillerie en provenance du territoire israélien, « alors que nous sommes dans une mission de paix et que nous nous retrouvons dans une confrontation qui ne devait pas se produire ». Les meilleurs : la visite très symbolique, très rassurante, du roi d'Espagne Felipe VI pour deux jours, en avril, et les magnifiques concerts d'été. « Je les ai encore dans la tête, Carreras, Paco de Lucia et bien sûr tous les autres... » Mais surtout, lorsque Milagros Hernando Echevarria retrouvera à nouveau Madrid, en juillet 2016, pour une nouvelle mission, « si je ne fais pas de bêtises avant », plaisante-t-elle, elle prendra le temps, calmement, de repenser à cette expérience, de « la laisser se décanter, comme le bon vin », et puis, on l'espère, on le croit, d'en apprécier les souvenirs. « Vous êtes une société qui suscite l'admiration en raison de son désir de vivre, de sa capacité de sortir des situations très compliquées, de bouger chaque matin même s'il n'y a aucune administration derrière pour aider. Nous pensons que c'est le début d'une période différente. Ce n'est pas seulement un "wishful thinking", les jeunes manifestants pacifistes sont dans la rue pour demander des solutions à leurs problèmes quotidiens. Je suis convaincue que les politiciens ont compris qu'il existe des personnes qui revendiquent des droits. Leurs droits civiques dans la société. »

 

Pour mémoire
L'ambassadrice d'Espagne : des livres, de la musique, de l'énergie et... une volonté d'aider les femmes libanaises à accéder au pouvoir

Elle n'est sans doute pas une fashionista, Milagros Hernando Echevarria, mais elle aime la mode en tant que style de vie et... le rouge. Les murs de son bureau, sa tenue du jour, et puis cette chaleur qu'elle dégage en quelques minutes en sont des indices teintés de passion. Arrivée au Liban en juillet 2012, c'est un peu l'heure des bilans, trois ans plus tard. Plus qu'à mi-chemin de sa mission, elle revient sur cette expérience libanaise qu'elle essaie de remplir au mieux. Car après le Pérou puis la République tchèque, c'est elle qui a choisi le Liban pour occuper ce poste de responsabilité. « J'ai proposé Beyrouth, non pas à cause de la lettre B que j'aime, (elle est née à Bilbao), confie-t-elle en souriant, mais parce que je voulais être dans un pays de cette région où les printemps arabes étaient lancés. Je...
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