Waël Bou Faour au cours de la conférence de presse qu’il a tenue hier à l’issue d’une rencontre pour évaluer l’application de la prescription médicale unifiée. On reconnaît, à gauche, le président de la commission parlementaire de la Santé, Atef Majdalani. Photo Dalati et Nohra
Le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a une fois de plus appelé les patients à ne payer aucune somme supplémentaire pour la prescription médicale unifiée et à « alerter le ministère si un médecin, un hôpital, un dispensaire ou un centre médico-social le leur réclament ».
« La prescription médicale unifiée coûte au médecin 300 LL » qui servent à alimenter la caisse mutuelle de l'ordre, a précisé M. Bou Faour, à l'issue d'une réunion élargie pour évaluer l'application de la prescription. Il a souligné que les problèmes rencontrés à ce jour sont soit d'ordre administratif, soit provoqués. « Nous nous attendions à être confrontés à des embûches administratives et nous œuvrons à les résoudre avec les différentes parties concernées », a ajouté M. Bou Faour.
En ce qui concerne les « problèmes provoqués », il a indiqué que « d'aucuns essaient de faire échouer la prescription médicale unifiée », principalement en imposant des taxes aux patients sur ces ordonnances. M. Bou Faour a souligné dans ce cadre qu'il a demandé aux ordres des médecins de Beyrouth et du Liban-Nord de publier des circulaires « interdisant aux médecins de réclamer des sommes supplémentaires pour la prescription ».
M. Bou Faour a également demandé aux deux ordres de prendre les mesures nécessaires « si une plainte de ce genre y est déposée », précisant que « dans le cadre de la complémentarité avec les ordres des médecins, le ministère prendra de son côté des mesures ». C'est ainsi que M. Bou Faour a déféré devant le procureur général financier un médecin ayant touché « 30 000 LL en contrepartie de la prescription ». Le médecin en question a été entendu hier par le procureur, Ali Ibrahim.
M. Bou Faour a enfin indiqué que le ministère est en train d'examiner une autre forme de sanction, qui consiste à retirer le permis d'exercer le métier à tout médecin qui continue à toucher des sommes supplémentaires sur la prescription unifiée.


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