Une première confirmation officielle de la présence d'éléments infiltrés dans les manifestations de la société civile, fin août, a été apportée hier par la Sûreté générale, sous la forme d'un communiqué annonçant l'arrestation de cinq membres d'un groupe terroriste qui projetait d'organiser des attentats contre l'armée.
Voici le communiqué officiel publié par la Sûreté à ce sujet : « Dans le cadre de la surveillance des activités des groupes terroristes et de leurs cellules dormantes, et sur recommandation du parquet, la Sûreté générale a arrêté quatre Libanais, dont deux membres du groupe État islamique (EI), qui, sous la direction d'un cinquième Libanais, N.S., planifiaient de s'organiser en un groupe relevant de l'EI et de perpétrer des attentats à l'explosif contre des véhicules et des postes de l'armée et des Forces de sécurité intérieure. En outre, le groupe avait chargé quelques personnes de se glisser parmi les manifestants de la société civile, d'insulter les dirigeants du pays et de taguer des graffittis et slogans insultants sur la tombe de Rafic Hariri, dans le but de provoquer une discorde confessionnelle. » « Des efforts sont déployés pour arrêter les autres membres de la bande impliqués », conclut le communiqué.
Liban - Sécurité
Une cellule dormante de l’EI s’était glissée dans les manifestations d’août
OLJ / le 16 septembre 2015 à 00h00

