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Moyen Orient et Monde - Irak

Un groupe armé revendique l’enlèvement des 18 Turcs à Bagdad

À Kirkouk, une opération militaire kurde irakienne contre l'EI a fait 7 morts ; l'ayatollah al-Sistani appelle à accélérer les réformes.

Des peshmergas défilent après s’être emparés de dix villages qui étaient aux mains de l’EI, à Kirkouk. Marwan Ibrahim/AFP

Un groupe armé peu connu a revendiqué l'enlèvement la semaine dernière de 18 employés turcs d'une entreprise de travaux publics à Bagdad et présenté une liste de demandes à la Turquie en échange de leur libération, selon une vidéo postée sur Internet. Dans cette vidéo, cinq hommes armés et encagoulés vêtus d'uniformes noirs apparaissent derrière un groupe de dix-huit hommes présentés comme les ressortissants turcs kidnappés le 2 septembre sur le chantier d'un stade de football dans le quartier chiite de Sadr City, dans le nord de la capitale irakienne.
Le groupe des ravisseurs, qui se fait appeler « Furaq al-Mot » (escadrons de la mort), demande à la Turquie « d'arrêter le flot de combattants passant de Turquie en Irak ». Il appelle également Ankara à intervenir auprès de rebelles syriens pour qu'ils lèvent le siège de quatre villages chiites dans le nord de la Syrie. Les ravisseurs demandent également au président turc Recep Tayyip Erdogan de mettre fin « au transit par le territoire turc du pétrole volé du Kurdistan (irakien) ». La région autonome du Kurdistan, au nord de l'Irak, exporte du pétrole qu'elle extrait par la Turquie. Le gouvernement central irakien a qualifié ces exportations d'illégales et s'est plaint auprès d'Ankara.
« Si Erdogan ne répond pas positivement à nos revendications, nous nous attaquerons aux intérêts turcs et à leurs représentants en Irak de la plus violente des façons », a menacé le groupe. L'enlèvement des 18 Turcs est survenu dans un fief des groupes paramilitaires chiites qui soutiennent les forces gouvernementales irakiennes dans leur combat contre les jihadistes sunnites de l'organisation État islamique.

Sécuriser la route entre Bagdad et Kirkouk
De leur côté, les forces kurdes irakiennes ont lancé hier une opération contre l'EI dans la province septentrionale de Kirkouk, ont annoncé des officiers kurdes en déplorant la mort de sept de leurs combattants. Le général de brigade Mohammad Moustafa Hama, au sein des forces kurdes (peshmergas) de la région autonome du Kurdistan, a affirmé que l'objectif de l'opération lancée à l'aube était « de sécuriser la route entre Bagdad et Kirkouk et le centre de la localité de Daqouq, et de mettre un terme aux activités de l'EI ». Il a précisé que sept peshmergas avaient été tués et 16 blessés dans l'explosion de bombes durant leur progression dans le secteur, une tactique utilisée par l'EI pour ralentir l'avancée de l'adversaire. Un autre officier peshmerga a ajouté, sous le couvert de l'anonymat, que l'opération avait été lancée avec le soutien des frappes de la coalition internationale antijihadiste dirigée par les États-Unis et avait permis de reprendre le contrôle de dix villages à l'EI.
Enfin, la plus haute autorité religieuse chiite en Irak, l'ayatollah Ali al-Sistani, a pressé hier le gouvernement d'accélérer le rythme des réformes qu'il a engagées récemment contre la corruption et la mauvaise gouvernance. « Nous souhaitons que les réformes soient appliqués aussi rapidement que possible », a dit le chef religieux dans un prêche lu en son nom par son représentant Abdel Mahdi al-Karbalaï. L'ayatollah Sistani, qui est révéré par des millions de musulmans chiites, a multiplié récemment les appels en faveur de la lutte contre la corruption. Il a prévenu la semaine dernière que le pays courait des risques importants, notamment de partition, si de « véritables réformes » n'étaient pas mises en œuvre.
(Source : AFP)

Un groupe armé peu connu a revendiqué l'enlèvement la semaine dernière de 18 employés turcs d'une entreprise de travaux publics à Bagdad et présenté une liste de demandes à la Turquie en échange de leur libération, selon une vidéo postée sur Internet. Dans cette vidéo, cinq hommes armés et encagoulés vêtus d'uniformes noirs apparaissent derrière un groupe de dix-huit hommes présentés comme les ressortissants turcs kidnappés le 2 septembre sur le chantier d'un stade de football dans le quartier chiite de Sadr City, dans le nord de la capitale irakienne.Le groupe des ravisseurs, qui se fait appeler « Furaq al-Mot » (escadrons de la mort), demande à la Turquie « d'arrêter le flot de combattants passant de Turquie en Irak ». Il appelle également Ankara à intervenir auprès de rebelles syriens pour qu'ils...
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