Liban

Décès à Paris d’Antoine Lahd, ancien chef de l’ALS

Antoine Lahd.

L'ancien chef de l'Armée du Liban-Sud (ALS, supplétive d'Israël), Antoine Lahd, est décédé jeudi matin à Paris à l'âge de 88 ans, ont indiqué hier à L'Orient-Le Jour des sources proches de la famille.
Antoine Lahd se serait éteint à la suite d'une crise cardiaque.
Né dans une famille maronite en 1927, Antoine Lahd avait reçu son diplôme de l'Académie militaire libanaise en 1952. Le général Lahd était devenu chef de l'ALS en 1984, après la mort du général Saad Haddad, le fondateur de cette milice.
Le 17 novembre 1988, le général Lahd avait échappé à une tentative d'assassinat perpétrée, au nom du Front national de la résistance libanaise, par une activiste du Parti communiste, Souha Béchara, en représailles aux exactions commises par l'ALS dans sa lutte contre l'OLP.
Antoine Lahd sera grièvement blessé, gardant pour toujours des séquelles de cet attentat. Son bras gauche restera paralysé. Souha Béchara, quant à elle, passera dix ans dans la prison de Khiam dans des conditions très dures, dont six années en isolement.
Un service funèbre a été fixé au 18 septembre courant à Paris et un autre est prévu le 20 septembre, dans son village natal de Kfar Atra, au Liban-Sud. Mais ces dates sont encore provisoires, en attendant la confirmation de la famille du général Lahd.
Après le retrait israélien du Liban-Sud en mai 2000 et la dislocation de l'ALS, Antoine Lahd installe sa famille à Paris et se réfugie lui-même en Israël, parce qu'interdit de séjour en France par les autorités. Il en profite pour ouvrir un restaurant libanais à Tel-Aviv. En 2004, il publie même une autobiographie en hébreu, intitulée Au milieu d'une tempête. Après avoir longtemps fait la navette entre Israël et Paris, M. Lahd s'était fixé dans la capitale française il y a près de cinq ans.
En mai 2014, il avait été condamné à mort par contumace par l'État libanais pour « haute trahison, intelligence avec l'ennemi et participation à des enlèvements, actes de violence et meurtres ».
Selon un membre de la famille du défunt, interrogé hier par L'Orient-Le Jour, le plus grand regret d'Antoine Lahd aura été de ne pas avoir pu revoir son village natal de Kfar Atra. « L'État libanais a été injuste envers lui », a ajouté cette source.


L'ancien chef de l'Armée du Liban-Sud (ALS, supplétive d'Israël), Antoine Lahd, est décédé jeudi matin à Paris à l'âge de 88 ans, ont indiqué hier à L'Orient-Le Jour des sources proches de la famille.
Antoine Lahd se serait éteint à la suite d'une crise cardiaque.
Né dans une famille maronite en 1927, Antoine Lahd avait reçu son diplôme de l'Académie militaire...

commentaires (4)

n'oublions surtout pas les composantes (les personnes) de son armee !!

Bery tus

20 h 53, le 12 septembre 2015

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Commentaires (4)

  • n'oublions surtout pas les composantes (les personnes) de son armee !!

    Bery tus

    20 h 53, le 12 septembre 2015

  • Dommage que ce criminel et traitre à notre patrie soit mort avant d'avoir payé pour ses crimes à la justice des hommes (la justice divine commence pour lui seulement maintenant); de la justice Libanaise, contre lequel, elle avait demandé un mandat d'arret... mais "général Hommos" (c'est son de nom de reconverti en restaurateur en Palestine sous occupation après sa fuite chez ses maitres), a été prtégé par ses compères criminels et occupants judéo-sionistes et leurs amis européens et à leur tete la france dont le très impopulaire et faible président hollande vient nous rendre, ironie du sort, "une visite de solidarité"(...) Ben heureusement, hein!

    Ali Farhat

    17 h 46, le 12 septembre 2015

  • ils ont essayer, d'ailleurs c'est exactement pour ca que certains chrétiens détestent les FL !!

    Bery tus

    14 h 18, le 12 septembre 2015

  • Dommage que n'aient pas été bannis également tous ceux qui ont collaboré avec l'occupant syrien!

    Yves Prevost

    06 h 47, le 12 septembre 2015