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Liban - Réactions

« Le dialogue du 9 septembre a des chances d’aboutir », estime Jreige

Le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, a estimé, hier, que le dialogue initié par le président du Parlement, Nabih Berry, « a des chances d'aboutir à un résultat positif », jugeant que le chef du législatif « détient suffisamment de données pour le faire réussir ».
M. Jreige, qui s'exprimait lors d'un entretien avec Radio-Orient, a également évoqué la question de l'élection présidentielle. Reconnaissant qu'elle comporte deux volets, l'un international et régional et l'autre libanais, il a souligné que « l'élection d'un président de la République est une affaire d'ordre intérieur qui a besoin d'un feu vert régional et international », souhaitant que « les Libanais fassent primer l'intérêt national sur leurs ambitions personnelles » et que « le prochain président soit un homme de consensus appuyé par les principales forces politiques et représentant certes sa confession, mais aussi tout le Liban ».
Sur la tenue des réunions du Conseil des ministres, le ministre de l'Information a jugé que « le gouvernement est consensuel et lorsque le quorum requis pour la séance est assuré, il doit fonctionner, même en l'absence de ceux qui ont choisi de ne pas y participer ». Sur ce point, il a estimé qu'« avant même le jour prévu pour la table du dialogue (mercredi), le Premier ministre convoquera urgemment les ministres à une séance extraordinaire, avec pour seul ordre du jour le traitement du dossier des déchets sur base du rapport et des propositions du ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb ».
Prié par ailleurs d'exprimer son opinion sur les récents mouvements populaires de protestation, le ministre a jugé qu'« ils résultent de leur colère à l'égard de la situation déplorable du pays », et qu'« ils revendiquent des droits élémentaires ». Il a toutefois jugé illégale « l'intrusion des manifestants dans les administrations publiques ».

Les médias télévisés
Quant à la transmission par les chaînes télévisées des manifestations initiées par la société civile, le ministre de l'Information a affirmé que « le ministère de l'Information est le ministère de la liberté d'informer », mais que « celle-ci doit s'exercer de manière éthique et dans le cadre de la loi ». M. Jreige a déploré sur ce point « l'absence de distance entre le mouvement de protestation et certains responsables médiatiques qui se considèrent comme faisant partie du mouvement lui-même ». Le ministre a affirmé qu'à la suite des derniers événements, il s'est réuni deux fois avec les responsables des chaînes de télévision les invitant à « transmettre les nouvelles avec précision, en s'éloignant de la provocation et de l'incitation, et en prenant en considération l'intérêt national et le maintien de la sécurité, de la stabilité et de la paix civile ».
M. Jreige a, par contre, condamné le recours à la violence de la police antiémeute contre certains journalistes, lors de leur évacuation du ministère de l'Environnement, indiquant avoir publié un communiqué dans lequel il affirmait avoir ordonné une enquête dans ce cadre.

Aoun
Au sujet de la manifestation, vendredi dernier, des partisans du Courant patriotique libre, le ministre Jreige a exprimé quelques soupçons à l'égard du général Michel Aoun, l'accusant de rechercher par ce moyen un seul but : son accession au pouvoir. « Après avoir constaté que son élection à la présidence de la République n'est pas possible, le général Aoun use de la pression populaire pour essayer d'y parvenir. Il a même proposé la tenue d'élections au suffrage universel, alors que ce procédé est en contradiction avec le régime parlementaire et nécessite un amendement de la Constitution. »
M. Jreige a enfin souligné que le Courant patriotique libre croit à tort que le mouvement orange de vendredi contribuera à renforcer sa position lors de la tenue du dialogue, alors que selon lui « les autres parties ne changeront pas leur avis concernant l'arrivée du général Aoun à la présidence ».

Le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, a estimé, hier, que le dialogue initié par le président du Parlement, Nabih Berry, « a des chances d'aboutir à un résultat positif », jugeant que le chef du législatif « détient suffisamment de données pour le faire réussir ».M. Jreige, qui s'exprimait lors d'un entretien avec Radio-Orient, a également évoqué la question de l'élection présidentielle. Reconnaissant qu'elle comporte deux volets, l'un international et régional et l'autre libanais, il a souligné que « l'élection d'un président de la République est une affaire d'ordre intérieur qui a besoin d'un feu vert régional et international », souhaitant que « les Libanais fassent primer l'intérêt national sur leurs ambitions personnelles » et que « le prochain président soit un homme de consensus...
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