Sur le podium, la traditionnelle douche au champagne entre les trois premiers de la course. Olivier Morin/AFP (Article en partenariat avec les lubrifiants TOTAL QUARTZ).
Le pilote britannique Lewis Hamilton a remporté, hier, deux fois le GP d'Italie de F1 : sur la piste de Monza puis dans le bureau des commissaires, après enquête.
Hamilton, double champion du monde et leader du championnat, est parti en pole position et a terminé loin devant, comme prévu : 25 sec d'avance sur l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari) et 47 sec sur le Brésilien Felipe Massa (Williams). Toutefois, juste après l'arrivée, la direction de course a convoqué les responsables de Mercedes, car la pression des pneus arrière de Hamilton et de Nico Rosberg au moment du départ « était inférieure à la pression minimum » recommandée par Pirelli (19,5 PSI), selon une mesure effectuée sur la grille.
« No further action » (pas de pénalité), a-t-elle finalement décidé et annoncé, en soirée, après avoir longuement enquêté sur la pression de ces pneus. « L'équipe a suivi la procédure prévue, supervisée par le manufacturier, afin que les pneus soient utilisés en respectant les normes de sécurité », a-t-elle expliqué.
C'est donc la 40e victoire de Hamilton en F1, dont sept en 2015. Elle lui permet de repartir de Monza avec 53 points d'avance sur Rosberg, qui a abandonné à trois tours de l'arrivée, moteur en feu, alors qu'il était 3e. Il a donc perdu 15 points précieux dans la course au titre. Après 53 tours, en plein soleil et devant des milliers de « tifosi » ravis, les places d'honneur, au pied du podium, ont été prises par l'autre Williams de Valtteri Bottas (4e) et l'autre Ferrari de Kimi Räikkönen (5e).
Dopé par son 8e podium de l'année, Vettel a aussi pris la défense du GP d'Italie avec des mots très forts. L'épreuve, au calendrier de la F1 depuis 1950, est menacée à partir de 2017. Les organisateurs n'arrivent pas à trouver un accord financier pour prolonger leur contrat avec Bernie Ecclestone, le patron de Formula One Management (FOM). « Si on nous enlève cette course, pour des raisons merdiques d'argent, ce sera comme si on nous arrachait le cœur », a dit Vettel.
C'était la clôture de la saison européenne de F1, car les sept dernières manches auront lieu sur d'autres continents. Le prochain GP est prévu en nocturne, dans deux semaines à Singapour, et Hamilton arrivera en Asie avec deux victoires d'avance sur Rosberg. Un scénario idéal pour ne pas ressentir la pression dans la dernière ligne droite de cette saison 2015 qu'il domine. En route vers un 3e titre mondial qui lui tend les bras.
Les classements du championnat du monde
Pilotes
1. Lewis Hamilton 252 pts
2. Nico Rosberg 199
3. Sebastian Vettel 178
4. Felipe Massa 97
5. Kimi Räikkönen 92
Constructeurs
1. Mercedes-AMG 451 pts
2. Ferrari 270
3. Williams 188
4. Red Bull 113
5. Force India 63
6. Lotus 50
7. Toro Rosso 35
8. Sauber 25
9. McLaren 17
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Abiteboul : Renault Sport F1 n'a pas encore pris de décision sur son avenir
Renault « n'a pas encore pris de décision » sur la poursuite éventuelle de son engagement en F1, a affirmé hier Cyrille Abiteboul, directeur général de Renault Sport F1. « Beaucoup de choses ont été dites ou écrites, mais la réalité est moins passionnante, moins avancée », a souligné Abiteboul, lors d'un point presse dans le paddock du circuit de Monza. « On continue à travailler, on est plus près de la fin de notre réflexion (qui dure depuis un an) et on continue à envisager d'autres solutions, comme l'avait indiqué notre président (Carlos Ghosn) à Londres, début juillet », a ajouté Abiteboul, aux commandes de Renault Sport F1 depuis l'été 2014. « Notre positionnement de motoriste ne fonctionne pas, notre stratégie non plus. On continue d'avoir deux scénarios ouverts, dont une sortie de la F1 », a-t-il précisé, indiquant préférer le rachat d'une écurie. Ainsi, les discussions avec Lotus continuent.
Un GP de Malaisie en décembre pour clôturer 2016 ?
Un nouveau projet de calendrier 2016 pour le championnat du monde de F1 circulait ce week-end à Monza, révélé par le site britannique Autosport, avec le GP de Malaisie en clôture, en décembre. Le déplacement du GP de Malaisie est actuellement envisagé pour éviter une trop forte concurrence avec le GP de Singapour, en septembre. C'est le principal changement depuis la toute première version de 21 dates, un record depuis 1950, validée début juillet par le Conseil mondial de la Fédération internationale de l'automobile ; avec un GP de Russie début mai, au lieu d'octobre depuis deux ans, pour profiter d'une période de fêtes plus favorable à des vacances à Sotchi, au bord de la mer Noire. D'autres changements pourraient intervenir cette semaine, quand se réunira le Groupe stratégique de la F1.


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