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Moyen Orient et Monde - Images Du Monde - Égypte

Trois ans de prison pour trois journalistes d’al-Jazeera

Asmaa Waguih/Reuters

Trois journalistes de la chaîne qatarie al-Jazeera ont été condamnés samedi en Égypte à trois ans de prison ferme, deux d'entre eux, immédiatement arrêtés, suscitant de vives critiques sur la scène internationale. L'Australien Peter Greste, le Canadien Mohammad Fahmy et l'Égyptien Baher Mohammad ont été reconnus coupables par un tribunal du Caire d'avoir « diffusé de fausses informations » et travaillé sans les autorisations nécessaires. Ils sont accusés d'avoir soutenu à travers leur couverture médiatique les Frères musulmans, l'organisation de l'ex-président islamiste Mohammad Morsi, destitué en 2013 par l'ancien chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi. En prononçant son verdict, le juge a affirmé que les trois hommes « n'étaient pas des journalistes » car ils n'étaient pas enregistrés comme tels auprès des autorités. Tous trois ont cependant couvert de nombreux conflits au Moyen-Orient pour des médias étrangers. MM. Fahmy, 41 ans, et Mohammad, 31 ans, – qui a écopé d'une peine de six mois supplémentaires au motif qu'il était en possession d'une balle de pistolet ramassée lors d'une manifestation – ont été arrêtés au tribunal après l'énoncé du verdict, devant une assistance sous le choc. La femme de M. Fahmy, en larmes, était présente aux côtés de l'avocate de son époux, Amal Clooney, qui a indiqué qu'elle allait demander une grâce présidentielle et l'expulsion de son client. Le Canada a exigé la libération « immédiate et sans condition » de son ressortissant, qui a renoncé à sa nationalité égyptienne pour pouvoir être expulsé du pays, comme l'avait été son collègue australien Peter Greste, condamné samedi par contumace.

Trois journalistes de la chaîne qatarie al-Jazeera ont été condamnés samedi en Égypte à trois ans de prison ferme, deux d'entre eux, immédiatement arrêtés, suscitant de vives critiques sur la scène internationale. L'Australien Peter Greste, le Canadien Mohammad Fahmy et l'Égyptien Baher Mohammad ont été reconnus coupables par un tribunal du Caire d'avoir « diffusé de fausses informations » et travaillé sans les autorisations nécessaires. Ils sont accusés d'avoir soutenu à travers leur couverture médiatique les Frères musulmans, l'organisation de l'ex-président islamiste Mohammad Morsi, destitué en 2013 par l'ancien chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi. En prononçant son verdict, le juge a affirmé que les trois hommes « n'étaient pas des journalistes » car ils n'étaient pas...
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