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Sport - Athlétisme - Mondiaux De Pékin

Champion du monde sur 200 mètres, Bolt vise toujours plus haut

Le Jamaïcain a de nouveau fait le plus grand bien à l'athlétisme en dominant l'Américain Justin Gatlin, suspendu à deux reprises pour dopage, hier sur le 200 m des Mondiaux de Pékin.

À son dernier essai, l’Américain Christian Taylor s’est approché à huit centimètres de la marque mythique du Britannique Jonathan Edwards, recordman du monde depuis 1995 (18,29 m). Juste après, pour son dernier essai, Pichardo est retombé très loin (17,73 m), ce qui lui aurait permis de remporter le titre. Phil Noble/Reuters

En un demi-tour de piste, les amoureux de l'athlétisme ont oublié les affres du dopage qui secouent actuellement la fédération internationale et de nombreux pays comme la Russie et le Kenya.
Grâce au Jamaïcain Usain Bolt, c'est l'idée d'un athlétisme où l'on peut triompher sans dopage – jusqu'à preuve du contraire – qui a pris le dessus hier, avec la victoire du Jamaïcain sur 200 m, comme dimanche soir en finale du 100 m des Mondiaux de Pékin. Car si Gatlin, deux fois suspendu pour un total de cinq ans, l'avait emporté, cela aurait posé question. Quelle que soit l'honnêteté de l'Américain, les plus optimistes s'enthousiasmeront désormais donc de cette justice sportive, qui n'a prêté à aucune discussion.
Alors que Bolt s'était imposé d'un petit centième sur 100 m, il a cette fois-ci pris ses distances avec Gatlin dans les 50 derniers mètres pour gagner en 19''55 (dixième chrono de tous les temps sur la distance) contre 19''74 pour Gatlin. Le Sud-Africain Anaso Jobodwana (19''87) complète le podium.
Bolt conforte son statut d'athlète le plus médaillé (12) et le plus titré (10) de l'histoire des Mondiaux.
Au sortir d'une courbe supersonique, les deux hommes étaient encore quasiment au coude-à-coude pour les derniers 100 m. Mais Bolt, justement, est bien plus à l'aise sur le demi-tour de piste que sur 100 m. Lui qui a débuté sa carrière en faisant quelques 400 m a continué à livrer son incomparable foulée tandis que Gatlin se crispait.

Taylor tout près d'un nouveau record du monde
Au triple saut, l'Américain Christian Taylor a fait passer un frisson dans le dos de Jonathan Edwards, recordman du monde depuis 1995 avec 18,29 m. Au dernier essai, l'Américain a bondi pour retomber à 18,21 m ! Heureusement pour lui, car le Cubain Pedro Pablo Pichardo lui a mené la dragée haute, retombant quelques instants plus tard à 17,73 m, ce qui lui aurait offert le titre car Taylor n'avait réalisé jusqu'à son dernier saut que 17,68 m...
Comme Bolt, l'Américaine Allyson Felix a écrit l'histoire en ajoutant une 9e médaille d'or à son incomparable palmarès, la première sur 400 m en 49''26, signant ainsi la meilleure performance mondiale de la saison. Felix, athlète féminine la plus médaillée (11) et la plus titrée (9) de l'histoire des Mondiaux, a devancé la jeune Bahaméenne Shaunae Miller (49''67) et la Jamaïcaine Shericka Jakson (49''99). Partie vite, la Californienne a seulement faibli dans les 30 derniers mètres, mais sans être menacée par Miller, 21 ans, déjà championne du monde cadette et junior.
Comme son aînée, Miller avait choisi de se concentrer sur le tour de piste, au détriment du 200 m, distance sur laquelle elle compte aussi parmi les meilleures.

Anita Wlodarczyk, six ans après...
Enfin, la Polonaise Anita Wlodarczyk a reconquis le titre de championne du monde du lancer de marteau avec un jet à 80,85 m, en devançant la Chinoise Wenxiu Zhang (76,33 m) et la Française Alexandra Tavernier (74,02 m). Wlocarczyk a confirmé sa très grande forme et sa domination absolue cette saison sur la discipline, après avoir battu le record du monde le 1er août avec 81,08 m, devenant la première femme au-delà des 80 m. Hier, quatre de ses six lancers (cinq mesurés) lui auraient permis de retrouver le titre mondial qu'elle avait déjà gagné une fois, en 2009 à Berlin. Elle a également lancé son marteau deux fois au-delà de la fameuse marque des 80 mètres.
(Source : AFP)

En un demi-tour de piste, les amoureux de l'athlétisme ont oublié les affres du dopage qui secouent actuellement la fédération internationale et de nombreux pays comme la Russie et le Kenya.Grâce au Jamaïcain Usain Bolt, c'est l'idée d'un athlétisme où l'on peut triompher sans dopage – jusqu'à preuve du contraire – qui a pris le dessus hier, avec la victoire du Jamaïcain sur 200 m, comme dimanche soir en finale du 100 m des Mondiaux de Pékin. Car si Gatlin, deux fois suspendu pour un total de cinq ans, l'avait emporté, cela aurait posé question. Quelle que soit l'honnêteté de l'Américain, les plus optimistes s'enthousiasmeront désormais donc de cette justice sportive, qui n'a prêté à aucune discussion.Alors que Bolt s'était imposé d'un petit centième sur 100 m, il a cette fois-ci pris ses distances avec Gatlin...
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