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Syrie : de hauts responsables soupçonnés de corruption devant la justice

"La loi s'appliquera de la même manière aux plus hauts responsables ainsi qu'aux fonctionnaires, si le crime est prouvé", affirme le premier juge d'instruction à Damas.

De hauts responsables syriens, mêlés à des affaires de corruption, sont actuellement traduits devant la justice, a affirmé le premier juge d'instruction à Damas, cité jeudi par un quotidien proche du pouvoir.

"De nombreux procès sont intentés actuellement contre des responsables d'institutions gouvernementales, accusés de détournements de fonds publics, de vols ou d'incurie", a précisé Yassine Kahal dans Al-Watan.
"Aucune exception ne sera faite. La loi s'appliquera de la même manière aux plus hauts responsables ainsi qu'aux fonctionnaires, si le crime est prouvé", a assuré M. Kahal.
Selon lui, plus de 15 procès, liés à des affaires de détournements de fonds publics, sont soumis chaque mois à la justice à Damas.
Les spéculations sur les devises étrangères et le transfert d'argent à l'extérieur du pays sont considérés parmi "les crimes les plus graves menaçant l'économie nationale et le gagne-pain des citoyens", a aussi indiqué le magistrat. "Des hommes possédant de grandes fortunes sont poursuivis en jugement", a-t-il ajouté, sans donner de noms.

La presse fait régulièrement état de campagne contre la corruption et le président Bachar el-Assad a pris à plusieurs reprises des décrets pour lutter contre ce fléau sans jamais le faire disparaître, dans un pays ravagé par un conflit depuis quatre ans.
Selon un classement de l'ONG Transparency International, la Syrie apparaissait en 2014 comme un des pays les plus corrompus au monde puisqu'elle se plaçait au 159e rang sur 175.

L'hebdomadaire économique en ligne Syria Report affirme par ailleurs que la Banque centrale de Syrie (BCS) a ordonné à "toutes les banques syriennes publiques et privées" de geler les biens d'un des principaux hommes d'affaires du pays, Saëb Nahas. Cette demande se base sur une décision de justice de "confisquer les biens mobiliers et immobiliers" de M. Nahas et de deux de ses fils, Mohammad Sobeih et Hadi. Selon des analystes cités par Syria Report, le gel des biens de l'homme d'affaires est dû à son "haut niveau de dette". L'hebdomadaire estime qu'une telle décision n'a pu être prise sans l'aval du pouvoir à Damas. Selon des hommes d'affaires syriens, Saëb Nahas devrait un milliard de dollars aux banques, dette qu'il a refusé jusqu'à présent de rembourser. M. Nahas, qui était très lié au régime, est considéré comme l'une des premières fortunes de Syrie. Il possède un groupe de compagnies commerciales notamment dans l'automobile, le bâtiment, le tourisme et la pharmaceutique.

De hauts responsables syriens, mêlés à des affaires de corruption, sont actuellement traduits devant la justice, a affirmé le premier juge d'instruction à Damas, cité jeudi par un quotidien proche du pouvoir.
"De nombreux procès sont intentés actuellement contre des responsables d'institutions gouvernementales, accusés de détournements de fonds publics, de vols ou d'incurie", a précisé Yassine Kahal dans Al-Watan."Aucune exception ne sera faite. La loi s'appliquera de la même manière aux plus hauts responsables ainsi qu'aux fonctionnaires, si le crime est prouvé", a assuré M. Kahal.Selon lui, plus de 15 procès, liés à des affaires de détournements de fonds publics, sont soumis chaque mois à la justice à Damas.Les spéculations sur les devises étrangères et le transfert d'argent à l'extérieur du pays sont...