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Liban

Pharaon veut « un accord plus large que Doha, mais plus limité que Taëf »

Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon (photo d’archives).

Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a estimé hier dans une déclaration que « le gouvernement actuel est comme démissionnaire, sauf que déclarer officiellement sa démission serait une aventure aux retombées incertaines, à la lumière des circonstances actuelles ». Plus précisément, « la démission du cabinet, si elle doit advenir, nécessite un examen des circonstances internes et externes, et l'étude de solutions alternatives ».
Il a estimé dans ce cadre que « la pression exercée dans les rues par des protestataires pacifistes est juste et légitime, tandis que les émeutes, elles, sont sans fondement. Bien au contraire, elles nuisent à des revendications légitimes autour desquelles les Libanais se sont fédérés ». Pour lui, une issue possible à la crise pourrait prendre la forme d' « un accord général, plus large que l'accord de Doha, mais de moindre envergure que celui de Taëf, et qui comporterait un paquet de solutions ».
Pour l'instant, « le gouvernement fait face à trois dossiers urgents qui doivent être étudiés lors du prochain Conseil des ministres : les salaires des militaires et des fonctionnaires du secteur public, la crise des déchets, et les prêts de l'étranger. Il s'agit de dossiers nationaux qui dépassent les divisions et les conflits politiques, et intéressent tous les Libanais. Ils doivent passer indépendamment des revendications ou des oppositions exprimées par certaines composantes politiques ».
Il n'a pas manqué enfin de saluer le Premier ministre pour « sa capacité à résister et assumer ses responsabilités nationales, en dépit des nombreuses entraves que lui mettent certaines parties politiques ».

L'urgence de dépotoirs pour Beyrouth
M. Pharaon a regretté par ailleurs que l'option de l'exportation des déchets, envisagée un moment, ait été écartée. S'interrogeant sur le point de savoir « si l'ouverture des plis financiers (désignant les entreprises qui seront chargées de gérer les déchets dans les régions) mettra un terme à la crise, comme par un coup de baguette magique », il a jugé « inacceptable le retard des appels d'offres, surtout que la prise en charge des déchets par les compagnies gagnantes nécessitera plusieurs semaines au moins ».
Il a signalé dans ce cadre avoir sollicité l'avis d'experts canadiens sur les dégâts que pourrait causer l'amoncellement prolongé des déchets sur les routes.
Pour ce qui est du secteur touristique, M. Pharaon a dit que celui-ci a « relevé de nombreux défis, le dernier en date étant la crise des déchets ». « Nous n'avons jamais cessé d'appeler les touristes et les émigrés à se rendre au Liban, et nous avons réussi à enregistrer relativement de bons chiffres. Néanmoins, la crise des déchets atteindra son paroxysme dans les prochains jours, si aucun dépotoir ni décharge ne sont trouvés pour accueillir les ordures de Beyrouth », a-t-il poursuivi.

Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a estimé hier dans une déclaration que « le gouvernement actuel est comme démissionnaire, sauf que déclarer officiellement sa démission serait une aventure aux retombées incertaines, à la lumière des circonstances actuelles ». Plus précisément, « la démission du cabinet, si elle doit advenir, nécessite un examen des circonstances internes et externes, et l'étude de solutions alternatives ».Il a estimé dans ce cadre que « la pression exercée dans les rues par des protestataires pacifistes est juste et légitime, tandis que les émeutes, elles, sont sans fondement. Bien au contraire, elles nuisent à des revendications légitimes autour desquelles les Libanais se sont fédérés ». Pour lui, une issue possible à la crise pourrait prendre la forme d' « un accord...
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