Houellebecq, suite sans fin
L'écrivain Michel Houellebecq a dénoncé hier l'enquête du Monde à son sujet en estimant que la publication de ses « habitudes de vie ne facilite pas le travail des policiers chargés de (sa) protection ». Les journalistes qui se livrent à ce genre d'investigation peuvent « devenir dangereux », a-t-il dit dans une déclaration à l'AFP. « Savoir dans quel Monoprix je fais mes courses n'a pas une importance nationale », a-t-il affirmé.
Le Monde a publié la semaine dernière une série de six articles consacrés à l'auteur de Soumission. Ariane Chemin, la journaliste qui a mené l'enquête pour Le Monde, décrit l'écrivain comme un personnage contradictoire, médiatique et romanesque, mais aussi tyrannique.
La publication de la série a commencé par une polémique. Sollicité par Le Monde, Michel Houellebecq a refusé de répondre au quotidien, demandant aussi aux personnes qu'il connaît « d'adopter la même attitude » et de ne pas hésiter « à porter plainte », a écrit le journal dans un article accompagnant le premier volet de l'ensemble. « Une mise au point : je n'ai jamais refusé de parler au Monde, je garde par exemple un bon souvenir de Marion van Renterghem, et d'autres journalistes de ce quotidien ; j'ai juste refusé de parler à Ariane Chemin », a précisé hier l'écrivain. « Je me suis documenté, j'ai lu plusieurs de ses articles et de ses livres, c'est de très bas niveau : aucun fait important, beaucoup d'insinuations et de on-dit, le tout hâtivement rédigé, farci de clichés d'ambiance, et sur un ton de sournoiserie malveillante, sa marque de fabrique », a-t-il soutenu.
Contactée par l'AFP, la journaliste du Monde a contesté les allégations de l'écrivain. Elle a fait remarquer qu'elle n'a « rien raconté qui ne soit déjà public ».
« Je n'ai pas donné le nom de la tour » où l'écrivain réside, a-t-elle dit notamment en rappelant que l'écrivain donnait lui-même le nom de l'avenue où il réside dans son roman Soumission, et qu'il avait fait une émission de radio dans son supermarché.
Met mode « chinois »
Une exposition explorant les influences de la Chine sur la mode occidentale bat tous les records de fréquentation au prestigieux Metropolitan Museum of Art (Met) de New York, avec plus de 670 000 visiteurs depuis début mai. Présentant créations de haute couture, bijoux et œuvres d'art chinoises, l'exposition Chine : de l'autre côté du miroir (China : Through the looking glass) s'est propulsée à la première place des plus fréquentées du prestigieux Costume Institute du Met, a indiqué le musée.
Retraçant l'influence de la Chine impériale à la République populaire en passant par les vedettes de cinéma du Shanghai des années 1920, l'exposition, inaugurée le 7 mai, a battu le précédent record de la rétrospective dédiée en 2011 au designer britannique Alexander McQueen (661 509 visiteurs), organisée peu après son décès en 2010.
Chine : de l'autre côté du miroir est la huitième exposition la plus vue de toute l'histoire du Met, selon une porte-parole citée par l'AFP. Face à ce succès, elle a été prolongée de trois semaines, jusqu'au 7 septembre. « Cette exposition est l'une des plus ambitieuses jamais montées par le Met et je veux qu'autant de gens que possible puissent la voir », avait déclaré fin juin le directeur du Met, Thomas P. Campbell. Elle offre « une exploration fantastique de l'impact de la Chine sur la créativité au cours des siècles ».
La Chine était à l'honneur du très médiatique Met Ball cette année, marquant l'inauguration de l'exposition. Très courue des célébrités, cette soirée extravagante marque l'un des plus hauts points du calendrier people de New York et permet au Costume Institute de récolter des fonds.
Le Met est le plus fréquenté des musées new-yorkais. Avec 6,3 millions de visiteurs l'an passé, il a battu son record depuis le début des mesures de fréquentation il y a quarante ans, selon ses dirigeants.
L'écrivain Michel Houellebecq a dénoncé hier l'enquête du Monde à son sujet en estimant que la publication de ses « habitudes de vie ne facilite pas le travail des policiers chargés de (sa) protection ». Les journalistes qui se livrent à ce genre d'investigation peuvent « devenir dangereux », a-t-il dit dans une déclaration à l'AFP. « Savoir dans quel Monoprix je fais mes courses n'a pas une importance nationale », a-t-il affirmé.Le Monde a publié la semaine dernière une série de six articles consacrés à l'auteur de Soumission. Ariane Chemin, la journaliste qui a mené l'enquête pour Le Monde, décrit l'écrivain comme un personnage contradictoire, médiatique et romanesque, mais aussi tyrannique.La publication de la série a commencé par une polémique. Sollicité par Le Monde,...


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