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Moyen Orient et Monde - Égypte

Nouvel attentat de l’EI au Caire, près de trente blessés

Un policier se tient devant la façade de l’immeuble de la Sécurité d’État endommagé par l’explosion d’une voiture piégée au Caire. Khaled Desouki/AFP

L'explosion d'une voiture piégée visant un bâtiment de la police, hier au Caire, a légèrement blessé vingt-neuf personnes, dont six policiers. En plein milieu de la nuit, dans un quartier populaire du nord de la capitale, un homme a abandonné précipitamment sa voiture devant un immeuble de la Sécurité d'État, un service de la police chargé notamment des enquêtes sur les crimes visant les biens publics, avant de s'enfuir sur une moto pilotée par un complice, a expliqué le ministère de l'Intérieur. Le mur qui ceint le bâtiment de quatre étages s'est effondré en grande partie et les fenêtres de l'immeuble ont volé en éclats, a rapporté un journaliste de l'AFP sur place. La bombe a creusé un cratère d'un mètre de diamètre environ devant le portail d'entrée, et le sol était jonché de débris de la voiture piégée et de verre brisé.
L'attaque a été revendiquée jeudi matin par l'État islamique en Égypte sur un compte Twitter authentifié, afin de « venger les frères martyrs », six hommes pendus le 17 mai après avoir été condamnés à mort par un tribunal militaire pour avoir tué des soldats. Ils avaient été arrêtés dans la même zone que celle de l'attentat.
Province du Sinaï, comme se fait également appeler la branche égyptienne de l'EI, commet régulièrement des attentats et attaques commando visant policiers et soldats depuis que l'armée a destitué et arrêté le 3 juillet 2013 le président islamiste élu Mohammad Morsi et réprime dans le sang ses partisans. Dimanche, le président egyptien Abdel Fattah al-Sissi a promulgué une nouvelle loi antiterroriste aussitôt dénoncée par les organisations de défense des droits de l'homme comme « liberticide ». Washington, principal pourvoyeur d'armes et de fonds de l'armée égyptienne, s'est aussi déclaré « inquiet » des éventuels « effets néfastes » de cette loi « sur les droits de l'homme et les libertés fondamentales ».
(Source : AFP)

L'explosion d'une voiture piégée visant un bâtiment de la police, hier au Caire, a légèrement blessé vingt-neuf personnes, dont six policiers. En plein milieu de la nuit, dans un quartier populaire du nord de la capitale, un homme a abandonné précipitamment sa voiture devant un immeuble de la Sécurité d'État, un service de la police chargé notamment des enquêtes sur les crimes visant les biens publics, avant de s'enfuir sur une moto pilotée par un complice, a expliqué le ministère de l'Intérieur. Le mur qui ceint le bâtiment de quatre étages s'est effondré en grande partie et les fenêtres de l'immeuble ont volé en éclats, a rapporté un journaliste de l'AFP sur place. La bombe a creusé un cratère d'un mètre de diamètre environ devant le portail d'entrée, et le sol était jonché de débris de la voiture...
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