En réponse aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, sur « le passage obligé » que représente le général Michel Aoun dans l'élection présidentielle, et sur son appel au partenariat entre les parties, la ministre des Déplacés, Alice Chaptini, a affirmé que « le seul passage obligé réside dans une entente nationale, alors que l'appel au partenariat est incompatible avec l'implication de certaines parties dans les guerres étrangères ».
Dans un communiqué publié hier, la ministre des Déplacés a affirmé que « le Parlement est prêt à abriter des séances électorales au cours desquelles sera choisi le nouveau président, dans le cadre exclusif d'une entente nationale », souhaitant la poursuite du dialogue en vue de « combler la vacance présidentielle et débloquer l'action du gouvernement ».
Face à la paralysie des institutions que provoquent les députés et ministres boycotteurs, Mme Chaptini s'est adressée à ces derniers en leur demandant « s'ils sont capables d'assumer la peur légitime qu'éprouvent les fonctionnaires, civils et militaires, de ne pas obtenir leurs salaires ».
La ministre des Déplacés a par ailleurs salué la Sûreté générale pour « son souci permanent de rechercher et arrêter des éléments terroristes, notamment Ahmad al-Assir, qui avait tenté de provoquer des dissensions confessionnelles très dangereuses pour le pays ». Mme Chaptini a enfin déploré l'insécurité qui domine dans la région de la Békaa, stigmatisant l'agression dont ont été victimes l'évêque maronite Hanna Alwan et le père Élias Nasr, sur la route de Deir el-Ahmar, réclamant justice « afin que soient évités le chaos et l'anarchie ».


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