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Liban - Crise Institutionnelle

Jreige : Aucune équipe ne devrait pouvoir bloquer l’action du cabinet

M. Fatfat, hier, en compagnie du ministre de l’Information. Photo Ani

Le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, a souligné hier que le consensus dans la prise de décision en Conseil des ministres ne saurait en aucun cas signifier l'unanimité ou le blocage.
M. Jreige s'est entretenu hier à son bureau au ministère avec le député Ahmad Fatfat (courant du Futur), faisant état d'une « convergence de points de vue » avec son hôte sur les deux dossiers évoqués : « D'abord, l'élection d'un nouveau président de la République dans les plus brefs délais, dans la mesure où le maintien de la vacance présidentielle conduit au blocage des institutions constitutionnelles et que la construction étatique reste incomplète sans le chef de l'État, symbole de l'unité nationale. »
« Ensuite, la nécessité de redynamiser l'action des institutions, indépendamment du boycottage et des tentatives de blocage. Le gouvernement est la seule autorité de référence constitutionnelle qui œuvre d'une manière quasi normale à l'ombre de la vacance présidentielle. Il est nécessaire que ce gouvernement s'occupe des affaires des citoyens, d'autant qu'il assume, par intérim, les prérogatives présidentielles », a poursuivi le ministre de l'Information.
« S'il est normal que le gouvernement ne fonctionne pas, en période de vacance présidentielle, comme s'il y avait un président, il est cependant nécessaire qu'il puisse expédier les affaires du pays afin de pouvoir assurer l'intérêt national », a-t-il ajouté.
« Il existe un mécanisme constitutionnel qui permet au gouvernement de travailler sur base de l'article 65 de la Constitution qui stipule que les décisions sont prises par consensus, mais que le consensus ne signifie pas l'unanimité ou le blocage », a noté Ramzi Jreige.
Et de poursuivre : « En cas d'absence de consensus, il existe un mécanisme de vote. En d'autres termes, il ne devrait pas être permis à une équipe de bloquer l'action du gouvernement et de disposer d'un droit de veto pour bloquer les affaires importantes qui concernent les citoyens, comme les déchets, les prêts, les dons, etc. »
« Le Conseil des ministres n'est pas le lieu opportun pour régler les problèmes politiques. Ces derniers doivent être réglés à travers le dialogue entre les forces politiques du pays », a conclu le ministre.
De son côté, le député de Denniyé a indiqué que l'entretien avait notamment porté sur la présidentielle, « en dépit du fait que nous ayons été notifiés, en tant que courant du Futur, dans le cadre du dialogue avec le Hezbollah, que ce dernier ne discuterait pas sérieusement de la présidentielle avant le dialogue entre l'Iran et l'Arabie saoudite ».
M. Fatfat a déploré le fait « d'accorder à la décision extérieure plus d'importance qu'il ne le faut ». « Le courant du Futur préfère que la question redevienne pleinement libanaise », a-t-il affirmé.
Évoquant l'arrestation d'Ahmad al-Assir, M. Fatfat a salué les forces de sécurité et la Sûreté générale. Il a cependant ajouté un bémol à son satisfecit : « Nous pensons que le fait de traîner tous les prévenus devant les tribunaux est une bonne chose, mais ça devrait englober tous les prévenus. Il y a un grand nombre d'entre eux qui se trouvent dans la Békaa-Nord, qui ont agressé des citoyens et un évêque, et les forces de sécurité n'ont pourtant pas bougé. Il y a un certain nombre qui sont réclamés par le tribunal international, et je pense que la Sûreté générale est habilitée à agir dans le cadre de l'environnement qui est favorable à ces derniers, (...) même si certains en ont fait des saints. »

Le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, a souligné hier que le consensus dans la prise de décision en Conseil des ministres ne saurait en aucun cas signifier l'unanimité ou le blocage.M. Jreige s'est entretenu hier à son bureau au ministère avec le député Ahmad Fatfat (courant du Futur), faisant état d'une « convergence de points de vue » avec son hôte sur les deux dossiers évoqués : « D'abord, l'élection d'un nouveau président de la République dans les plus brefs délais, dans la mesure où le maintien de la vacance présidentielle conduit au blocage des institutions constitutionnelles et que la construction étatique reste incomplète sans le chef de l'État, symbole de l'unité nationale. »« Ensuite, la nécessité de redynamiser l'action des institutions, indépendamment du boycottage et des tentatives de...
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